Observations on the Breeding of Golden Eagles at Lake Peters in Northern Alaska

 John E. Hobbie, Tom J. Code 1962

 Condor, 64(3):235-237.

 

Bien que les Aigles royaux, Aquila chrysaetos, soient vus régulièrement dans les montagnes et le piémont du nord de l'Alaska, la plupart des oiseaux sont des immatures et les couples reproducteurs sont rarement observés. Par exemple, Irving (U.S. Nat. Mus. Bull. No. 217,196O)  et ses partenaires Eskimos ont été incapables de trouver des aigles nicheurs au cours de leurs prospections sur une période de 12 ans dans la Anaktuvuk Pass region des Brooks Range, bien que les Nunamiuts savaient que les aigles nichaient occasionnellement dans les montagnes. De même, pendant cinq ans d'inventaire des rapaces, le long des falaises de Colville River dans le piémont, Cade (Univ. Calif. Publ. Zool., Vol. 63,196O) n'a trouvé aucun nid d'Aigle royal. Si nous étudions les observations de seconde main mentionnées par Bee, (Univ. Kan. Publ., Mus. Nat. Hist., 10, 1958:180), les seules données de reproduction valables pour le nord de l'Alaska sont représentées par le lot d'œufs signalé par Bailey (Colorado Mus. Nat. Hist., Popular Series No. 8,1948) venant des montagnes au sud de Barter Island et de la nichée observée par Campbell (Condor, 62, 1960:298) dans les montagnes à cinq milles à l'ouest de l' Anaktuvuk River. Les données des autres pays nordiques (Snyder, Arctic Birds of Canada, 1957; Dementiev, Birds of the Soviet Union, 1, 1951) indiquent que les Aigles royaux atteignent la limite nord de leur territoire de reproduction circumboréal au 69 ou 70°N. Les informations sur la reproduction d'autres régions du nord de l'Alaska sont donc intéressantes parce qu'elles concernent des tentatives de reproduction périphériques et marginales de cette espèce

 

 

Criteria for Golden Eagle, Ferruginous Hawk, and Prairie Falcon Nest Site Protection

 Glenn W. Suter, Ii, Jan L. Joness

 Raptor Research, 15(1):12-18, 1981.

 

Critères de protection des sites de reproduction concernant les Aigles royaux, les Buses rouilleuses et les Faucons des prairies.

 

La création de zones tampons autour des sites de nidification des rapaces est devenu un outil de gestion important dans des régions supportant une forte pression liée au développement énergétique et à l'augmentation de la pression des activités de loisir. Nous avons mené un suivi de terrain qui concernait les Aigles royaux, les Buses rouilleuses et les Faucons des prairies. Les bases et les limites de l'utilisation de ces zones tampons pour protéger les rapaces nicheurs seront discutées.

 

 

 

Distribution of Wintering Golden Eagles in the Eastern United States

 Brian A. Millsap, Sandra L. Vana

 Wilson Bulletin, 96(4):692-701, 1984

 

  Répartition des Aigles royaux hivernants dans l'Est des Etats Unis

 

 Les Aigles royaux, Aquila chrysaetos, sont les plus largement répartis et, peut-être, les plus nombreux des grands aigles. L'espèce nord-américaine, A. c. canadensis, est plus abondante à l'ouest des Grandes Plaines du nord de l'Alaska jusqu'au centre du Mexique. Une population reproductrice résiduelle a persisté jusqu'à il y a peu de temps dans les montagnes Adirondack et dans le Maine, et continue de nicher, quoique rarement, dans des secteurs isolés de l'Est du Canada. Quelques Aigles royaux sont observés, chaque hiver, dans des zones sub-arctiques ou tempérées de l'Est de l'Amérique du Nord.

 

La répartition hivernale des Aigles royaux dans l'Est des de l'Amérique du Nord demeure faiblement comprise

 

 

 

Current Issues concerning the Management of Golden Eagles in Western U.S.A

 Robert L. Phillips

 Birds of Prey Bull. No. 3 (1986)

 

  Enjeux actuels concernant la gestion des Aigles royaux dans l'Ouest des Etats Unis

 

 Cet article présente une synthèse des problèmes rencontrés par les Aigles royaux pendant les années 80 dans l'Ouest des Etats Unis. Electrocution, tir illégal et empoisonnement sont encore les causes majeures de la mortalité des aigles. La coopération entre gouvernement et industrie semble atténuer l'impact des problèmes d'électrocution dans beaucoup d'endroits. L'éducation à la protection et le renforcement de la mise en application des lois contribuent aussi à la réduction de la mortalité par le tir et l'empoisonnement. L'augmentation de la demande de plumes d'aigles et autres trophées par les indiens d'Amérique  a posé de nouveaux problèmes aux agents responsables. Le problème le plus sérieux auquel sont confrontés les aigles à ce jour, est la réduction des milieux de nidification et de chasse du fait de l'extension des populations humaines. Le développement des réserves d'énergie dans l'ouest a provoqué beaucoup de problèmes avec les rapaces mais la plupart d'entre eux ont été résolu grâce à d'importants efforts de conciliation.

 

 

 

Methods of Controlling Golden Eagle Depredation on Domestic Sheep in Southwestern Montana

  Marc R. Matchett, Bart W. O'Gara

 Journal of Raptor Research, 21(3):85-94, 1987

 

Méthode de contrôle des dégâts des Aigles royaux sur les troupeaux d'ovins dans le sud-ouest du Montana.

 

Les conditions pour que surviennent d'importants dégâts sur les populations ovines sont réunies lorsque les population de lapins ( Lepus sp.) sont peu importantes et/ou lorsque les saisons d'agnelage sont froides ou humides. De telles conditions ont été réunies en 1974 et 75 sur deux ranchs proches de Dillon, Montana, lorsque des déprédations des aigles sur les agneaux se sont produites. Les Aigles royaux ont été piégés sur ces ranchs de 1975 à 1983 et déplacés dans des secteurs où les risques de dégâts étaient estimés faibles. Le programme de déplacement s'est révélé onéreux, sans beaucoup d'effet sur les dégâts et pourra avoir de fait déplacé le problème, sans le résoudre. L'intimidation des aigles par la poursuite en avion, des tirs au fusil ou des charges explosives ont échoué pour arrêter les déprédations, pour diminuer le nombre d'aigles ou modifier leur répartition. Des épouvantails placés sur des crêtes, accompagnés de poursuites, semblaient avoir de l'effet et éloigner les aigles des troupeaux pendant l'année 1984. Nous proposons l'hypothèse que les aigles évitaient les épouvantails et que les épouvantails associés au dérangement et à l'augmentation de l'activité humaine, redistribuaient les aigles et diminuaient les dégâts. Aucune technique unique de contrôle des prédateurs ne fonctionne en permanence dans tous les cas, mais nous concluons que les épouvantails, associés au dérangement, se révèlent les moyens les plus adaptés pour protéger les agneaux lors de conditions difficiles d'agnelage dans le sud ouest du Montana

 

 

 

Observations of a Radio-Tagged Golden Eagle Terminating Fall Migration

 Roger D. Applegate, Daniel D. Berger, William W. Coghran, Arlo J. Raim

 Journal of Raptor Research, 21(2):68-70, 1987.

 

 Le 26 Novembre 1974 un Aigle royal, Aquila chrysaetos, a été capturé à Cedar Grove, Wisconsin, à 60 km au nord de Milwaukee, et il a été équipé d'un radio transmetteur. Il a été marqué et suivi tous les jours jusqu'au 7 décembre, puis moins régulièrement jusqu'au 2 janvier.

 

 

 

 

 

DISTRIBUTION AND MAGNITUDE OF EAGLE/LIVESTOCK CONFLICTS IN THE WESTERN UNITED STATES

  ROBERT L. PHILLIPS  and F. SHERIDAN BLOM, 1988

   Denver Wildlife Research Center

 Proceedings of the Thirteenth Vertebrate Pest Conference (1988). Paper 49

 

 Les problèmes liés aux déprédations sur le bétail par les Aigles royaux, Aquila chrysaetos, et les Pygargues à tête blanche, Haliaetus leucocephalus, dans l'Ouest des Etats Unis, ont été étudiés par une surveillance menée par les personnels du Animal Damage Control.  Cent quarante trois agents de 14 états ont identifié des secteurs où il avaient observé des dégâts liés aux aigles, sur le bétail au cours des dix dernières années. Pour la plupart des agents, les aigles royaux ( à la fois résidents ou migrants) étaient l'espèce la plus concernée par ces attaques sur le bétail. Les pertes les plus importantes de bétail du fait des aigles concernaient des agnelages à l'air libre. Le nombre d'aigles semble être en augmentation dans l'Ouest, mais les pertes de bétail liées aux aigles restent au même niveau

 

 

NESTING ECOLOGY OF MIGRATORY GOLDEN EAGLES (AQUILA CHRYSAETOS) IN DENALI NATIONAL PARK, ALASKA

 Carol L. McIntyre, 1995

 Thesis Faculty of the University of Alaska Fairbanks

 

Entre 1988 et 1993, j'ai relevé les taux d'occupation des territoires reproducteurs et de reproduction des Aigles royaux, Aquila chrysaetos, dans le Parc National du Denali, Alaska. J'ai recueilli les données d'occupation des territoires reproducteurs et de trois variables associées ( la fécondité des couples, la production de jeunes à l'envol/ couple, et le nombre de jeunes volants), sur 74 territoires en les survolant à trois reprises chaque année. Au cours de mon étude, la production annuelle de jeunes volants à varié avec un coefficient proche de 3, de 20 aiglons en 1992 à 58 en 1989. Bien que les taux d'occupation des territoires n'aient pas varié significativement au cours de ces années (Χ²= 8.21, d.f. = 5, P = 0.114), j'ai noté des variations significatives dans la proportion des couples pondeurs (X² = 33.12, d.f. = 5, P < 0.001) et dans la proportion de couples emmenant des jeunes à l'envol (X² = 16.03, d.f. = 5, P = 0.007), au fil des ans. La baisse du nombre de couples pondeurs était en lien avec les nombres observés quotidiennement de Lièvre d'Amérique, Lepus americanus, et de  Lagopède des saules ,Lagopus lagopus, observés dans l'aire d'étude (r = 0.83, P = 0.04).

 

 

 

 Seasonal, Diel and Spatial Dispersion Patterns of Golden Eagle Autumn Migration in Southwestern Montana

 Kristian Shawn Omland, Stephen W. Hoffman

  Condor, 98(3):633-636, 1996.

 

Dans cet article, nous décrivons trois types de comportement lors de la migration d'automne des Aigles royaux, Aquila chrysaetos; une période spécifique de migration en fonction de l'âge, un schéma journalier de migration lié à l'âge et un schéma de dispersion spatiale des Aigles royaux migrants. De nombreux individus immatures de diverses espèces de rapaces nord-américains migrent plus tôt que les adultes. Du fait de la diminution des ressources en automne, les chasseurs les moins experts ou les oiseaux dépendants sont probablement les premiers à rechercher des ressources en d'autres lieux. Hoffman et Potts ( 1985) rapportent que les Aigles royaux immatures migrent plus tôt que les adultes, quoique Kerlinger ( 1989) défende le contraire. L'examen de nos données nous permettra de savoir s'il existe des différences dans les migrations saisonnières des diverses classes d'âge d'Aigles royaux migrants le long de Bridger Range. Du fait des différentes exigences du voyage et de comportement, des variations entre les classes d'âge peuvent déboucher sur des schémas de migration, liés à l'âge, variant au cours de la journée; nous avons aussi recherché si les immatures ou les adultes avaient des différences dans le schéma journalier de migration.

 

 

 

 

Effects of fire on golden eagle territory occupancy and reproductive succes.

 M. Kochaert et al.1999

 Journal of wildlife management 63(3):773-780

 

Conséquences des incendies sur l'occupation des territoires et le succès reproducteur chez l'Aigle royal.

 

Nous avons étudié les conséquences de feux sur l'occupation des territoires par les Aigles royaux, Aquila chrysaetos, et leurs succès reproducteurs dans le sud-ouest de l'Idaho parce que les incendies depuis 1980 ont entrainé la perte à grande échelle de végétation arbustive dans la plaine de la Snake River. Les succès ( pourcentage de couples emmenant un jeune à l'envol) dans les territoires parcourus par le feu ont décliné après les feux importants (P=0,004). Les couples des territoires incendiés qui  ont pu s'étendre dans des territoires voisins vacants ont été aussi productifs que les couples de territoires non atteints et plus productifs que les couples des territoires incendiés qui n'ont pu élargir leur domaine. Les succès dans les territoires fortement touchés étaient inférieurs pendant les 4-6 ans suivants mais augmentaient 4-5 ans plus tard. La fréquence et la taille des incendies ne permettent pas de définir la baisse d'occupation  des territoires ou leur taux de succès  dans les années post incendies. La présence de territoires voisins vacants et la quantité de terres agricoles ou de terrains arbustifs dans les trois kilomètres qui entourent le centre des nidifications sont des meilleurs indicateurs de la probabilité d'occupation du territoire. Les taux d'élevage dans les années précédents l'incendie permettent de meilleures prévisions de succès pour les années post incendies. Les territoires brulés, ayant des taux élevés, continuent après le passage du feu à avoir des taux de succès élevés alors que ceux à faible taux restent peu productifs. Dans les secteurs où les zones arbustives ont été fortement détruites, la gestion des Aigles royaux devrait prévoir un lutte efficace contre les incendies et la réhabilitation des zones touchées.

 

 

 

 

 

Golden eagles in the US and Canada

 Michael N. KOCHERT and Karen STEENHOFF

J. Raptor Res(1 Supplement): 32-40

2002

 

Les Aigles royaux aux Etats Unis et au Canada : statut, évolutions, et protection.

 

Nous avons étudié la littérature pour connaître le statut et les tendances de la population, et pour identifier les facteurs de mortalité touchant les populations d'Aigles royaux aux Etats Unis et au Canada. Les populations nicheuses en Alaska et au Canada sont stables, mais quelques populations nicheuses de l'ouest des Etats Unis ont décliné. Une faible mais régulière régression a été observée dans la région inter montagneuse de l'ouest et cela a été associé à la déforestation et au déclin des populations de lapin.; le déclin observé en Californie a été attribué à l'urbanisation. Les comptages de migration dans l'est des Etats Unis suggèrent un déclin des Aigles royaux depuis le milieu des années 80. Les sites de comptage de la migration ouest, sur la ligne de partage des eaux dans les montagnes Rocheuses, sur ou juste au nord de la frontière US-Canada, offrent des possibilités pour obtenir des informations sur l'évolution des populations d'Aigles royaux de l'Alaska et de l'ouest du Canada. La cause de mortalité principale des aigles est liée à l'homme. Cet article illustre le besoin d'un suivi plus efficace des populations d'Aigles royaux de l'Amérique du nord.

 

 

 

 

EFFECTS OF MANAGEMENT PRACTICES ON GRASSLAND BIRDS: GOLDEN EAGLE

 DeLong, J. P. 2004.

  Northern Prairie Wildlife Research Center, Jamestown, ND. 22 pages.

 

 Conséquences des mesures de gestion sur les oiseaux de prairies: L' Aigle royal

 

Ce rapport fait partie d'une série de synthèses concernant les oiseaux des plaines d'Amérique du Nord demandée par le Prairie Pothole Joint Venture, qui a adopté récemment l'objectif de stabiliser ou renforcer les populations d'espèces sauvages, en déclin, des prairies ou des marais de la Prairie Pothole Region. Pour parvenir à cet objectif, il est indispensable de comprendre les besoins en habitat de ces oiseaux autres que les oiseaux d'eau, et l'impact des mesures de gestion sur ces habitats . L'essentiel de ces études porte sur la gestion des milieux de reproduction particulièrement dans les Grandes Plaines du Nord.

 

 

 

Postfledging Dependence Period of Migratory Golden Eagles (Aquila chrysaetos) in Denali National Park and Preserve, Alaska

 Carol L. McIntyre and Michael W. Collopy 2006

 The Auk

 Vol. 123, No. 3 (Jul., 2006), pp. 877-884

  

La période de dépendance après l'envol n'est pas bien connue pour beaucoup d'espèces de rapaces, dont l'Aigle royal, Aquila chrysaetos. De 1997 à 1999, nous avons utilisé la télémétrie satellitaire pour évaluer la durée de la période de dépendance après l'envol, et le pourcentage exact de survie des jeunes pendant cette période, en ce qui concerne les Aigles royaux migrateurs de Denali National Park and Preserve, Alaska. La durée de la période de dépendance après l'envol était d'une valeur moyenne de 50,1 jours  et variait de 39 à 63 jours. La durée de cette période était plus longue pour les Aigles royaux qui pondaient le plus tôt, mais la date de ponte n'influençait pas la date de départ du territoire natal. La date moyenne de départ s'étendait sur une période de 17 jours  du 15 septembre au 5 octobre, et coïncidait avec une série de changements climatiques parmi lesquels la diminution de la longueur du jour, de la température et de la diversité des proies. La probabilité de survie pendant cette période de dépendance après l'envol était de 0,98 (95% CI = 0,94 à 1)

 

 

 

 

 

Long-term golden eagle studies in Denali National Park and Preserve:

 McIntyre, C.L., Steenhof, K., Kochert, M.N., Collopy, M.W., 2006,

  Alaska Park Science, v. 5, no. 1, p. 42-45.

 

L'observation des prédateurs est l'un des attraits d'un voyage au parc National de Denali. Il y a encore quelques années, les visiteurs tournaient leur regards vers la terre ferme espérant voir un loup ou un grizzly. Aujourd'hui, grâce à nos résultats sur le programme de suivi au long cours des Aigles royaux, Aquila chrysaetos, les visiteurs observent le ciel en espérant voir un des plus grands prédateurs aérien d'Amérique du Nord. Avec son grand nombre de falaises et d'affleurements rocheux propices à la reproduction, ainsi qu'en raison de la diversité des proies, les contreforts nordiques de la surplombante Chaine d'Alaska sont bien adaptés pour ce grand prédateur aérien.

 

 

 

 

 

 

Monitoring Occupancy of Nesting Areas and Reproductive Success of Golden Eagles in Denali National Park and Preserve, Alaska: 2006 Progress Report

   Carol McIntyre 2007

  Denali National Park and Preserve

 

J'ai saisi sur informatique, l'occupation des zones de reproduction et les succès reproducteurs des Aigles royaux, Aquila chrysaetos, en utilisant les données recueillies au cours de survols aériens standardisés dans le Parc National du Denali entre 1988 et 2006. En 2006, l'occupation des aires de reproductions des Aigles royaux (85,3%) était similaire aux autres années, les taux de ponte (93,7%) et la production de jeunes à l'envol (n=75) étaient les plus élevés enregistrés au cours de l'étude, et le taux de succès (83,3%) arrivait en seconde position. Les comptages journaliers de Lièvre d'Amérique, Lepus americanus, et de Lagopèdes des saules, Lagopus lagopus, étaient les plus élevés enregistrés au cours de l'étude et indiquaient que les populations de ces vertébrés cycliques atteignaient le pic de leurs cycles de 8 à 11ans. J'ai remarqué un nombre inhabituel d'Aigles royaux, sub-adultes, non territoriaux, dans la zone étudiée de Juin à Aout de cette année, et observé de nombreuses interactions entre eux et les adultes reproducteurs en Juillet et Aout. Les Aigles royaux sub-adultes, comme les adultes et les Pygargues à tête blanche, Haliaeetus leucocephalus, étaient observés dans la zone d'étude chassant le Lièvre d'Amérique, en Juin et Juillet. Au cours des surveillances des Aigles royaux, j'ai aussi recueilli des données sur l'occupation des zones de reproduction et les succès reproducteurs du Faucon gerfaut, Falco rusticolus. En 2006, les taux d'occupation des zones de nidification des Faucons gerfauts (46,7%) et le succès reproducteur (42,8%) étaient plus bas que les autres années.  D'autres observations remarquables sur les rapaces diurnes et nocturnes, dans et à proximité de la zone d'étude, en 2006, comprenaient: (1) 18 couples reproducteurs de Grand Duc d'Amérique, Bubo virginianus, dont 1 couple à la reproduction réussie dans un nid en falaise historiquement utilisé par des Aigles royaux; (2) la découverte de 3 nouvelles aires de reproduction  de Faucon pélerin, Falco peregrinus, et (3) et de fréquentes observation de Busard d'Amérique, Circus cyaneus, et de Hibou des marais, Asio flammeus. De plus, nous avons trouvé 12 nids de Busard d'Amérique et 4 de Hibou des marais, au cours de sorties de terrains classiques en 2006. 

 

Trends in Autumn Counts of Migratory Raptors in Western North America

  Jeff P. Smith, Christopher J. Farmer, Stephen W. Hoffman, Gregory S. Kaltenecker, Kent Z. Woodruff, and Peter F. Sherrington 2008

 State of North America's Birds of Prey

 

  Tendances relevées au cours des comptages d'automne des rapaces migrateurs dans l'ouest de l'Amérique du Nord.

 

Nous avons analysé les comptages effectués à partir de 10 sites d'observation dans l'ouest de l'Amérique du Nord. la moyenne des sites variait entre 2000 et 15000 oiseaux migrateurs chaque automne, avec jusqu'à 21 espèces représentées. Cinq espèces représentaient plus de 80% du total des comptages de l'ensemble des sites:

 

   Epervier brun (Accipiter striatus), 25–30% du total sur une année;

   Epervier de Cooper (A. cooperii), 15–22%;

   Buse à queue rousse (Buteo jamaicensis), 13–20%,

  Aigle royal (Aquila chrysaetos), 9–14%,

  Crécerelle d'Amérique (Falco sparverius), 8–13%.

 

Nous avons estimé des taux de moyenne géométrique dans les tableaux de comptage annuel pour 16 espèces

 L'Urubu à tête rouge (Cathartes aura) augmente de façon importante (P ≤ 0.10) sur trois sites.     La Buse de Swainson (B. swainsoni), le Faucon émerillon (F. columbarius), et le Faucon pèlerin (F. peregrinus) augmentent significativement mais pas sur tous les sites.

 L'Autour des palombes (A. gentilis) et les Busards Saint martin (Circus cyaneus) diminuent sur deux sites, et les Aigles royaux diminuent significativement sur cinq sites.

  Les Balbuzards (Pandion haliaetus), Epervier brun, Epervier de Cooper, Petite buse (B. platypterus), Buse à queue rousse, Crécerelle d'Amérique, et Faucons des prairies (F. mexicanus) ont diminué significativement sur un site ou plus.

 Le Pygargue à tête blanche (Haliaeetus leucocephalus; étudié sur 3 sites) et la Buse pattue (B. lagopus; analysée sur 2 sites) ne montraient aucune tendance notable. Pour beaucoup d'espèces, les tendances étaient en relation avec les variations régionales des précipitations et de la sécheresse, particulièrement  dans la région du Great Basin–Intermountain depuis la fin des années 1980.

 

 

 

 

Modeling Migratory Flight Characteristics of Eastern North American Golden Eagles (Aquila chrysaetos) Using High Frequency Telemetry Data

 T. MILLER, 2009

 

Une petite et potentiellement génétiquement distincte, population d'Aigles royaux se reproduit dans le Nord-Est du Canada et migre au travers des Appalaches pour hiverner dans des territoires de l'Est des États-Unis. Les caractéristiques topographiques des Appalaches créent un entonnoir migratoire naturel qui concentre ces oiseaux dans un étroit couloir dans le sud de la Pennsylvanie. De façon importante, le développement des énergie éoliennes se répand dans ces régions avec des centaines de miles de crêtes cibles de ces aménagements. Peu ou pas de recherches scientifiques ont été menées sur les conséquences qui pouvaient découler de ce développement sur les oiseaux migrateurs empruntant ce corridor. Afin de combler ce vide, nous avons utilisé la nouvelle télémétrie GSM pour suivre les Aigles au cours de leur migration. Les données de positionnement ont été relevées toutes les 30 secondes comprenant les localisations, vitesse de vol, direction et altitude. A l'aide de ces données, nous avons créé des modèles avec une échelle spatiale précise, d'altitude de vol et de positionnement en fonction des conditions météorologiques et de la topographie sous-jacente. Ces modèles spatiaux tridimensionnels donnent le risque relatif de collision avec les turbines éoliennes pour n'importe quel point de l'espace de la zone d'étude et pourront être fournis aux responsables des aménagements locaux ou de l'état, pour promouvoir des sites d'installations plus respectueux de l'environnement destinés à recevoir des installations éoliennes.

 

 

 

 

 

 

 

Simulation of Golden Eagle (Aquila chrysaetos) Migration Pathways Through the Central Appalachians

 D. BRANDES, L 2009

 

Le développement rapide des énergies éoliennes dans le centre des Appalaches dans l'est des Etats Unis, a engendré des inquiétudes en ce qui concerne leur impact sur les rapaces migrateurs. En particulier, une petite population d'Aigles royaux, Aquila chrysaetos, migre et hiverne dans la région. Ces oiseaux utilisent souvent le survol des reliefs à basse altitude pendant la migration ou au cours de la recherche de proies; ce comportement de vol a entrainé des collisions avec des turbines sur de nombreux sites. Par conséquent, les Aigles royaux courent un risque particulier de collision pendant leur migration au cours de leur traversée des Appalaches, ou de perturbation des schémas de migration et d'hivernage consécutive à un comportement d'évitement. Du fait de l'absence de données de surveillance correspondant à des sites où des sites éoliens sont en projet, des outils de prévision des voies de passage migratoires, à grande échelle spatiale, sont nécessaires pour évaluer les conséquences du développement des énergies éoliennes sur les Aigles royaux. Nous avons mis au point un modèle individuel, explicite spatialement, pour prévoir les voies de passage migratoire des rapaces en fonction des conditions de vol dans les courants aériens de relief. Le modèle intègre les choix de direction fortement probables fondés sur, à la fois, sur la force des courants ascendants locaux et des conditions non-locales (par ex.: les caractéristiques des zones environnantes) aussi bien que sur un comportement aléatoire. Nous utilisons ici, le modèle sous un mode dynamique à grande échelle spatiale (plus de 100km), en utilisant des données météorologiques horaires fournies par des stations météorologiques réparties dans la région. Nous avons comparé les résultats du modèle aux trajectoires migratoires des Aigles royaux fournies par des informations horaires de télémétrie GPS Argos. Le modèle a identifié des secteurs dans le centre de la région des Appalaches dans lequel l'on s'attend à ce que les aigles soient concentrés pendant la migration, et peut-être utilisé associé à des suivis de terrain, existants  et des données télémétriques pour définir des régions dans lesquelles les aigles courent un fort risque potentiel  lié aux installations éoliennes. Ce modèle est adaptable pour d'autres régions avec des topographies diverses et d'autres espèces de rapace qui utilisent les courants proches du sol au cours de leur migration.

 

 

 

 

 

 

 

Movement Patterns of Long-distance Migratory Subadult Golden Eagles (Aquila chrysaetos) in Consecutive Years

 C. L. McINTYRE, D.C. DOUGLAS, M.W. COLLOPY, 2009

 RAPTOR RESEARCH FOUNDATION 2009 ANNUAL CONFERENCE

 

Le Denali National Park and Preserve, Alaska, (Denali), offre l'une des plus hautes densités d'Aigles royaux nicheurs d'Amérique du Nord. Les observations d'Aigles royaux marqués au stade d'aiglon, à Denali, laissent penser que cette population est constituée de migrateurs longue-distance qui se déplacent jusqu'au nord du Mexique lors de leur première migration automnale. Un récent suivi télémétrique par satellite montre l'extraordinaire étendue des schémas migratoires pour 29 aigles de Denali lors de leur traversée de l'ouest de l'Amérique du nord au cours de leur première année d'indépendance. L'exceptionnelle autonomie de vie des batteries des transmetteurs nous a permis d'étudier les mouvements de quatre aigles jusqu'à ce qu'ils aient 1 an (n=1) et trois ans (n=3). Au regard de la grande variété de comportement migratoire, de première année, parmi les 29 aigles, les seconds et troisième mouvements de ces quatre individus étaient remarquablement similaires à ceux de première année. Malgré la petite taille de l'échantillon, ces quatre aigles semblent avoir appris de leur première et, plus discutable, expérimentale migration, comme cela apparait en réalisant la même migration plus efficacement les années suivantes. Essentiellement, en vieillissant ils tendent à moins s'égarer et à effectuer moins d'escales au cours de la migration. Au cours de leur deuxième et troisième année, chaque aigle exploitait en hiver et en été, des zones qui étaient  identiques à celles utilisées au cours de leur première année, mais, en général, ils arrivaient et repartaient plus tôt. Ces résultats fournissent de nouveaux éclairages sur l'écologie des aigles migrateurs, juvéniles et sub-adultes, et sont utiles pour identifier de nouvelles zones de recherche concernant le comportement migratoire de rapaces à forte espérance de vie et pour conserver l'habitat des Aigles royaux dans l'ouest de l'Amérique du Nord.

 

 

 

 

 

 

Movement Dynamics of Golden Eagles in Western North America as Determined by Satellite Tracking

 J. P. SMITH  2009

 

De 1999 à 2007, j'ai posé des transmetteurs satellitaires sur 31 Aigles royaux, Aquila chrysaetos, capturés sur 5 sites d'étude de migration d'automne dans l'ouest des Etats Unis. Les aigles se partageaient en 5 femelles ( 3 juvéniles, 1 sub-adulte, et 1 adulte) et 26 mâles (21 juvéniles, 5 sub-adultes, et 1 adulte). Quatorze (45%: 11 juvéniles, 2 sub-adultes, et la femelle adulte) sont morts avant que leurs batteries ne s'usent et quatre autres ont probablement perdu la vie, comme cela est fréquent dans la première année. Deux oiseaux ont été électrocutés sur des pylônes, un autre a été trouvé avec un rocher coinçant sa tête dans une pente! Dix transmetteurs cessèrent de fonctionner subitement entre 6 et 21 mois (durée de vie minimum: 24 mois) deux en raison de défectuosité du matériel. Deux équipement ont transmis pour des oiseaux en vie pendant 31,5 et 53,5 mois, et un transmetteur était toujours en activité après 32,5 mois en juillet 2008. 

 Les données de suivi proposent  trois thèmes majeurs:

 

1/ les oiseaux nordiques, fortement migrateurs, peuvent choisir divers couloirs vers le sud, mais convergent généralement vers le centre et le sud des Rocky Mountains pour atteindre des zones d'hivernages "classiques" le long de l'interface entre les Grandes Plaines et le sud des Rocky Mountains.

 

2/ les échantillons de la plupart des sites d'étude confirment un mélange d'origines, des résidents régionaux et des migrateurs nord-sud plus conventionnels, mais la plupart des 12 oiseaux retrouvés dans le Nouveau Mexique, s'avéraient être des migrateurs longue distance des latitudes nordiques, alors que la plupart des 13  oiseaux retrouvés dans le Nevada étaient des résidents de la région Great Basin/Intermoutain.

 

3/Beaucoup de jeunes aigles, particulièrement ceux suivis dans le Grand Basin se promenaient énormément pendant l'hiver, si ce n'est pendant toute l'année, et ceux suivis pendant plusieurs cycles annuels exploitaient habituellement divers territoires en été et en hiver.

 

Les résultats ont des conséquences distinctes sur la compréhension des besoins de protection de l'espèce et la mise en place de programmes de surveillance efficaces de la population.

 

 

 

 

 

Ecological and environmental correlates of territory occupancy and breeding performance of migratory Golden Eagles Aquila chrysaetos in interior Alaska

 CAROL L. MCINTYRE and JOSHUA H. SCHMIDT 2011

 Ibis (2012), 154, 124–135

 

La compréhension des relations entre les conditions environnementales et les paramètres de reproduction est importante au moment d'interpréter les variations de taille d'une population animale. La population d'Aigles royaux, Aquila chrysaetos canadensis, du nord-ouest de l'Amérique du Nord débute son cycle de reproduction au début du printemps alors que la diversité des proies est faible et que les conditions climatiques sont difficiles. Lièvre d'Amérique, Lepus americanus et Lagopède des saules, Lagopus lagopus, sont les premières proies des Aigles royaux au début de leur saison reproductrice à l'intérieur de l'Alaska, les deux espèces présentent des fluctuations cycliques dans leur abondance, fournissant l'opportunité d'investiguer leur relation. Nous avons utilisé des modèles Bayésiens hiérarchiques pour étudier les variations d'occupation territoriale, les taux reproducteurs, le succès reproducteur et la productivité des aigles royaux de 1998 à 2010 dans le Denali National Park and Preserve, Alaska, en relation avec des paramètres annuels et spécifiques aux sites, comprenant l'abondance de proies, les conditions climatiques, l'altitude et l'activité humaine. Nous avons aussi étudié les fluctuations à long terme des performances reproductrices au cours de l'enquête. L'abondance des lièvres influait à la fois sur le nombre d'aigles pondeurs et sur le nombre d'aigles qui emmenaient des jeunes à l'envol. Les observations sur le terrain n'expliquaient pas les diminutions observées des taux de nidification et de jeunes à l'envol, suggérant que d'autres facteurs tels que la modification de la structure d'âge de la population, entrainaient une compétition intra spécifique ou que la détérioration de la migration et de l'habitat d'hivernage seraient les moteurs des tendances à long-terme de ces paramètres.

 

 

 

 

 

 

 

Genetic diversity of a newly established population of golden eagles on the Channel Islands, California

  Sonsthagen SA, Coonan TJ, Latta BC, Sage GK, Talbot SL

 Biol Conserv. 2012;146: 116–122

 

Le flux génétique peut avoir de grandes conséquences sur la diversité génétique d'une nouvelle population en fonction du nombre et des rapports des colonisateurs et de la durée de la colonisation. Nous avons utilisé, ici, les données de loci régionaux d'ADN nucléaire microsatellites et  d'ADN mitochondrial pour évaluer la diversité génétique des Aigles royaux des îles récemment colonisées de Channel Islands, Californie. La diversité génétique dans la population de Channel Island était faible, semblable aux signatures génétiques observées pour d'autres populations récentes colonisatrices d'îles. Les différences de taux dans la diversité génétique et la structure, observées entre la Californie continentale et les îles, suggèrent que peu d'individus étaient impliqués dans le processus fondateur initial, et peuvent avoir concerné un groupe familial. La structure génétique spatiale observée entre les populations d'Aigles royaux de Channel Island et de la Californie continentale, au travers des types de marqueurs, et la signature génétique de la baisse de population observée dans la population de Channel Island, suggèrent un simple ou relativement rapide processus de colonisation. La polarité dans les évaluations du flux génétique basées sur l'ADN mitochondrial confirme une colonisation initiale des Channel Islands par des Aigles royaux continentaux, mais les évaluations à partir de données microsatellitaires suggèrent que les Aigles royaux sur les îles se dispersaient dernièrement vers le continent, probablement  après que le système insulaire ait atteint sa limite de capacité. Ces résultats illustrent la force des évènements fondateurs sur la diversité génétique d'une population, et confirment que des changements de diversité génétique peuvent survenir en quelques générations.

 

 

 

Eagles and Wind Energy: Identifying Research Priorities

  Dr. Taber D. Allison, Ph.D.

A white paper of the American Wind Wildlife Institute, Washington, DC. May 2012

 

Aigles et énergie éolienne: identification des priorités de recherche.

 

La loi, protégeant les Pygargues ( Aigle chauve) et les Aigles royaux, interdit la capture ( la destruction, la blessure et le dérangement) des Pygargues et Aigles royaux sans autorisation. les Aigles peuvent être tués par des turbines qui sont cependant une forme d'énergie renouvelable alternative, l'énergie éolienne étant critique pour lutter contre le changement climatique, mais aussi une menace pour les aigles et d'autres formes de vie sauvage. Le service US Fish and Wildlife a développé un cadre pour permettre, légalement, la capture et la protection des aigles...

 

 

 

 

STATUS, BIOLOGY, AND CONSERVATION PRIORITIES FOR NORTH

AMERICA’S EASTERN GOLDEN EAGLE (AQUILA CHRYSAETOS) POPULATION

Todd Katzner, Brian W. Smith,Tricia A. Miller, David Brandes, Jeff Cooper, Michael

Lanzone, Daniel Brauning, Christ opher Farmer, Sergio Harding, David E. Kramar,

Craig Koppie, Charles Maisonneuve, Mark Martell, Elizabeth K. Mojica, Charlie Todd,

Junior A. Tremblay, Maria Wheeler, David F. Brinker, Tony E. Chubbs , Rolf Gubler,

Kieran O’malley, Scott Mehus, Brady Porter, Robert P. Brooks , Bryan D. Watts ,

and Keith L. Bildst ein

The Auk 129(1):168–176, 2012  The American Ornithologists Union, 2012.

 

 

La population Nord Américaine d'Aigles Royaux, Aquila chrysaetos, est en train de diminuer (Hoffman et Smith, 2003, Smith et al. 2008). Cette espèce, considérée comme un indicateur de niveau de protection (Sergio et al. 2005), est globalement mal connue.

Les populations à l'Ouest du Mississippi, sont estimées entre 21 et 35 000 individus (Good et al. 2004, 2007). Cependant, cette estimation est le résultat d'un faible effort d'échantillonnage, d'une importante extrapolation pour les habitats non étudiés, et elle n'inclut pas les oiseaux du Canada et de l'Alaska.

Une plus petite population, qui a été évaluée à 1000- 2500 individus, existe à l'Est du Mississippi. Ces Aigles Royaux orientaux étaient presque totalement inconnus des ornithologues jusqu'en 1930, lorsqu'un nombre significatif d'oiseaux fut comptabilisé en migration vers le sud, passant par Hawk Moutain Sanctuary ( Broun 1935)

De nos jours, nous n'avons que peu d'informations sur l'écologie, la démographie et la taille de cette population.

Les données connues indiquent un déclin en fin du siècle dernier et début de vingtième (1974-2004) et une progression depuis (Farmer et al. 2008)

A la suite de ce constat l'US Fish and Wildlife Service a décidé de réévaluer son niveau de protection de l'Aigle Royal pour mieux gérer cette espèce. Il a estimé que les populations de l'est étaient différentes et moins bien connues que les autre groupes nord-américains.

Il a donc décidé de refuser les autorisations de prélèvement à l'est du 100°de longitude ouest, ceci en raison, du fait du faible effectif, d'une potentielle haute vulnérabilité démographique et des problèmes géographiques spécifiques à la protection des aigles dans l'est des Etats Unis.

 

 

 

Golden eagle population trends in the western United States: 1968-2010

 Millsap, Brian A.; Zimmerman, Guthrie S.; Sauer, John R.; Nielson, Ryan M.; Otto, Mark; Bjerre, Emily; Murphy, Robert

The Journal of Wildlife Management 77(7):1436–1448; 2013

 

Evolution de la population d'Aigles royaux dans l'ouest des Etats Unis dans la période 1968-2010.

 

En 2009, le United States Fish and Wildlife Service a décrété un règlement d'autorisation pour la capture ou le dérangement involontaire des Aigles royaux. La tendance exacte de la population et les informations sur sa taille sont indispensables pour que les biologistes des agences puissent prendre des décisions adaptées lorsque des autorisations de prélèvement sont demandées.......nos résultats montrent que les Aigles royaux ne déclinent pas de manière importante dans l'ouest des Etats Unis

 

 

 

 

Golden eagle movements in eastern North America

2006-2014

 Todd Katzner, Ph.D.

 Division of Forestry and Natural Resources  West Virginia University

 

Les Aigles Royaux sont rarement observés bien qu'abondants dans l'est de l'Amérique du Nord.

Depuis environ 7 ans des collaborateurs de notre secteur de recherche ont posé des unités de télémétrie sur un grand nombre d'Aigles royaux et nous les avons aidés pour le suivi.

Les pages web suivantes montrent quelques unes des données recueillies......

Comme vous le constaterez ces cartes correspondent à un rythme phénologique et non pas calendaire. Ainsi 2009 débute lors de la migration de printemps et par la suite comporte quelques données de l'hiver suivant la migration automnale.

Nous avons utilisé deux types de système télémétrique pour suivre les Aigles royaux. Au début nous opérions avec un suivi satellitaire donnant des données toutes les heures ou toutes les quatre heures; par la suite la plupart des données sont issues de la technique GPS-GSM. Ces unités récupèrent des données GPS avec des intervalles plus courts ( de 15 mn à 30 sec) et ensuite ces informations sont transmises sur nos récepteurs (GSM).

 

 

 

 

Application of Threshold Concepts to Ecological Management Problems: Occupancy of Golden Eagles in Denali National Park, Alaska.

Mitchell J. Eaton,Julien Martin, James D. Nichols, Carol McIntyre, Maggie C. McCluskie, Joel A. Schmutz, Bruce L. Lubow, Michael C. Runge

     Application of Threshold Concepts in Natural Resource Decision Making 2014, pp 67-86

 

Application de la notion de seuil à la gestion écologique; occupation  des Aigles royaux dans le parc National de Denali, Alaska.

 

Dans cet article, nous démontrons l'application des différentes classes de seuil, dans une étude de cas, actuelle mais simplifiée, de gestion d'une ressource naturelle. Nous destinons notre  exemple à fournir au lecteur la possibilité de reconnaître et d'appliquer les concepts théoriques de seuil d'utilité, écologique et décision  pour gérer les problèmes grâce à un processus analytique décisionnel structuré.

 Notre étude de cas concerne la gestion des activités de loisirs dans le parc National de Denali, USA, et le possible impact lié à de telles activités sur la nidification de l'Aigle royal, Aquila chrysaetos. Les gestionnaires désirent offrir aux visiteurs le plus grand nombre d'accès au territoire du parc, tout en prévoyant de maintenir l'occupation des sites de reproduction à un niveau déterminé pour être acceptable par les décideurs eux-mêmes. Comme ces deux objectifs de managements sont potentiellement contradictoires, nous traitons le niveau d'occupation minimale désiré comme un seuil "utile" qui, ensuite, servira à choisir la sélection d'alternatives de gestion annuelles dans le processus de décision.

Comme les perturbations humaines ne sont pas les seules à influencer l'occupation des Aigles, nous modélisons la dynamique des sites de nidification en fonction à la fois de la perturbation et de la disponibilité des proies. Nous incorporons  une incertitude dans ces dynamiques  en considérant plusieurs hypothèses, incluant l'hypothèse que l'occupation des sites est affectée seulement à un certain niveau seuil d'abondance de proies ( i.e. un effet seuil "écologique"). En considérant les objectifs de gestion concurrentiels et en tenant compte des deux classes de seuil dans le processus décisionnel, nous sommes capables de déterminer le nombre optimal de limitation  annuelle de sites de reproduction qui donnera les plus grands bénéfices à long terme à la fois pour les Aigles et les Hommes.

En définissant un seuil "utile" de 75 sites occupés, sur un total de 90 sites de nidification potentiels, l'optimisation définit un seuil de "décision" à approximativement 80 sites occupés. Au moment où l'occupation descend en dessous de 80 sites, la décision recommandée est de commencer à restreindre les accès  aux visiteurs; au dessus de ce niveau, il est recommandé d'ouvrir l'ensemble des territoires des Aigles aux activités de loisirs. Nous évaluons la sensibilité du seuil de "décision" à l'incertitude de la dynamique du système et des objectifs de gestion.

 

 

 

 

 

 

 Natal Dispersal Distance of Bald and Golden Eagles Originating in the Coterminous United States as Inferred from Band Encounters

  Millsap BA, Harmata Alan R., Stahlecker Dale W., Mikesic David G

 J Raptor Res. 2014;48: 13–23.

 

Nous avons examiné les données de récupération de bagues pour les Pygargues à tête blanche Haliaeetus leucocephalus, et les Aigles royaux Aquila chrysaetos, afin d'estimer les distances de dispersion à partir du territoire natal des deux espèces aux Etats unis. Nous avons filtré les données de récupération pour cibler les individus bagués au nid, récupérées à un âge ou l'individu peut-être reproducteur, et à des périodes de l'année où ils devraient être sur des zones de reproduction possibles ou probables. Le groupe final de données comprenait 96 Aigles royaux et 878 Pygargues à tête blanche. Les distances entre lieux de baguage et lieux de lecture, pour les deux espèces, présentaient une distribution logarythmique normale. Nous avons utilisé des méthodes d'analyse normales et bayésiennes, et obtenu des résultats similaires à partir des deux approches. L'analyse bayésienne des données de marquage suggérait une distance de dispersion natale moyenne de 69,2km (95% intervalle de densité  maximal (HDI)= 63,5/73,1) pour les Pygargues et 46,4km  (HDI=36,0/55,2) pour les Aigles royaux. La distance de dispersion natale moyenne pour les femelles Pygargues était de 78,3km (HDI=35,4/128,6) supérieure à celle des mâles; nous avons manqué de données adaptées pour analyser la dispersion par sexe chez les Aigles royaux. La moyenne des distances de dispersion natale chez le Pygargue ne différait pas dans les 8 populations régionales étudiées , mais il y avait une différence de tendance vers une augmentation de la distance de dispersion natale moyenne de l'est à l'ouest des Etats Unis. Nos résultats sont compatibles avec les données de distance de dispersion natale relevées dans les publications pour les deux espèces. L' U.S. Fish and Wildlife Service utilise des distances de dispersion natale moyenne estimées pour les Pygargues et les Aigles royaux afin d'établir une évaluation à l'échelle géographique de l'impact des autorisation de prélèvement (capture) des aigles. Nos analyses suggèrent que le choix d'une valeur de dispersion natale dans l'éventail de  50ème–90éme quantile de la distribution comme zone d'impact pour la modélisation ou l'évaluation de l'impact, pour les deux espèces d'aigles, est raisonnable. Pour les aigles royaux cet écart est entre 46 et 175km, et pour les Pygargues entre 69 et 346km.

 

 

 

 

 

 

Golden Eagle Migration Corridors along the Rocky Mountain Front and Intermountain Flyways

  BRYAN BEDROSIAN, ROBERT DOMENECH,  and ADAM SHREADING, MATTHEW HAYES, VINCENT SLABE, and STEP WILSON.  2015

 Raptor Research Foundation | 2015 Annual Conference p 19

 

Les Aigles royaux, Aquila chrysaetos, ont fait l'objet d'une attention croissante dans l'ouest des Etats Unis en raison d'une augmentation des perturbations anthropogéniques auxquelles leur population est soumise dont l'augmentation des projets d'énergies éoliennes et autres. La conservation des Aigles royaux, dépend de la connaissance des perturbations dans leurs territoires de reproduction, leurs corridors migratoires et leurs zones d'hivernage. Souvent, la compréhension des menaces le long de leurs couloirs migratoires peut être rendue difficile en raison du bref usage des passages de migration et parce que les lieux de passage peuvent être souvent espacés sur le territoire. Nous avons utilisé des données de suivi satellitaires de 3 études sur les Aigles royaux dans le Montana pour évaluer les voies de migrations principales et les corridors utilisés par les Aigles royaux hivernants ou migrants dans le Montana, en mettant l'accent sur le  Rocky Mountain Front. Nous avons rassemblé des données concernant 21 adultes et 14 sub-adultes Aigles royaux. Nous avons créé des modèles dynamiques individuel (Brownian Bridge Movement Model) pour chaque phase de la migration afin d'estimer les couloirs migratoires des individus. Nous avons aussi créé une estimation de voie migratoire à l'échelle de la population pour évaluer les voies de migrations principales et les corridors utilisés en additionnant les modèles dynamiques individuels après classement par âge et zone d'étude. Ces modèles peuvent être utilisés pour estimer le risque des projets énergétiques industriels et pour faciliter la conservation des voies migratoires des Aigles royaux.

 

 

 

 

 

 

 

Migrating Golden Eagles at a Mountain Top Wind Farm: Conclusions on Collision Risk from Pre- and Post-Construction Monitoring

 NAIRA N. JOHNSTON JAMES E. BRADLEY, and KEN A. OTTER, 2015

 Raptor Research Foundation | 2015 Annual Conference p 40

 

Les projets d'énergie éolienne dans l'est des contreforts des Rocky Mountain de Colombie Britannique, Canada, se confondent avec un corridor migratoire d'automne utilisé par les Aigles royaux. A l'aide d'une représentation pré et post impact, nous avons visualisé les vols d'Aigles royaux suivis par GPS, au cours de trois migration d'automne (2009-2011) pour obtenir des informations sur le comportement en vol des aigles en réponse à l'installation des turbines éoliennes du Dokie Wind Energy Project; une saison avant la construction et deux après construction. Nous avons calculé les positions 3D des aigles lors de leur migration dans la zone étudiée. Ces positions ont été intégrées dans SIG pour vérifier les altitudes de vol des aigles qui survolent les zones de crêtes, ou les lignes de turbine. Nous avons constaté l'augmentation de hauteur  (h/sol) de survol des aigles après les travaux de construction, et que la probabilité de passage d'une crête par un Aigle royal, à hauteur de turbine, était 6 fois plus grande pendant la phase pré-construction comparée à la phase post-construction, 2,5 fois plus grande par vent de face que par vent de travers, et 13% moins probable avec chaque augmentation de 1km/h de vitesse de vent. Nous n'avons pas remarqué de modification du nombre d'aigles utilisant le site, ce qui suggère que les aigles voient les turbines et augmentent leur altitude pour éviter les installations au cours de la migration. Une étude de terrain soignée, particulièrement attentive aux modes d'utilisation par les rapaces migrateurs, demeure une façon décisive de minimiser les risques de collision.

 

 

 

 

 

 

Striking Gold in the Mentasta Mountains: Insights about Population Size and Migration Monitoring Based on Observations of Migrating Golden Eagles

 (Aquila chrysaetos) in Alaska

 CAROL L. MCINTYRE, STEPHEN B. LEWIS 2015

 Raptor Research Foundation | 2015 Annual Conference 47

  

Les Aigles royaux, Aquila chrysaetos, migrateurs d'Alaska hivernent dans des territoires vastes de l'ouest de l'Amérique du nord, dont la plupart subissent une évolution rapide du fait de diverses activités anthropogéniques. Nous avons étudié les déplacements migratoires annuels des Aigles royaux de l'intérieur et du nord de l'Alaska pour identifier et évaluer les risques potentiels pour leur survie. En 2014, nous avons mené nos premières recherches de terrain pour localiser les concentrations d'Aigles royaux en migration et les sites potentiels de capture dans l'est du centre de l'Alaska. ces recherches comprennent la réalisation de séries de comptages standardisés au cours des migrations de printemps et d'hiver dans l'est de l'Alaska. Nos observations de 1364 Aigles royaux migrateurs en octobre 2014, sont parmi les comptages les plus élevés pour cette espèce, recueillis sur un site de suivi migratoire en Amérique du nord, et suggèrent que la seule estimation disponible pour cette espèce en Alaska est sous évaluée. Des recherches ultérieures seront nécessaires pour avoir plus d'informations sur la taille de la population et pour évaluer le potentiel de l'utilisation du suivi migratoire comme outil pour estimer la taille et les tendances de la population des Aigles royaux migrateurs d'Alaska.

 

 

 

 

 

 

 

Using Brownian Bridge Movement Models to Describe Winter Space Use of Migratory Juvenile Golden Eagles from Interior Alaska

MARK PAULSON, CAROL MCINTYRE,. PETRA WOOD,  TODD KATZNER, 2015

 Raptor Research Foundation | 2015 Annual Conference 53

 

Les Aigles royaux, Aquila chrysaetos, qui se reproduisent dans les hautes latitudes migrent aussi sur de longues distances entre leurs territoires d'estive et d'hivernage. Les conditions sur les territoires hivernaux sont connues pour avoir des conséquences sur la santé et la survie des individus reproducteurs et ainsi sur les populations . Pour comprendre le comportement des aigles pendant l'hiver, nous avons utilisé un modèle Brownian Bridge Movement pour définir l'utilisation spatiale d'Aigles royaux de première année équipés de GPS, nés dans Denali National Park and Preserve, Alaska (Denali). Les données télémétriques ont été collectées sur 44 aiglons nés à Denali, entre 1997 et 1999, et suivis pendant plus de 2 ans. En moyenne, les aigles ont été suivis pendant 253j (écart: 81-1031j). Les territoires hivernaux pour la plupart des jeunes Aigles royaux de cette étude, se situait dans la région des Rocky Mountain et à l'est vers les Grandes Plaines, et de la Colombie britannique au sud du Nouveau Mexique. Les territoires individuels étaient vastes, couvrant fréquemment plus d'un état. Par exemple, un modèle BBM de territoire individuel pour un individu était de 71 059 km². En moyenne 33 (écart: 18-54) localisations permettaient de réaliser chaque estimation de territoire d'hivernage. Les résultats de cette étude informeront les gestionnaires sur l'utilisation de l'habitat par les jeunes Aigles royaux et indiquent que les décisions concernant cette population doivent être prise au niveau fédéral ou international.

 

 

Space Use and Habitat Selection by Adult Migrant Golden Eagles Wintering in the Western United States
Robert Domenech, Bryan E. Bedrosian, Ross H. Crandall, Vincent A. Slabe 2015

 Journal of Raptor Research 49(4):429-440

 

 

 Utilisation de l'espace et sélection de l'habitat par des aigles royaux adultes migrateurs hivernants dans l'ouest des Etats Unis

 

 Depuis peu on observe une augmentation des préoccupations concernant les populations d'aigles royaux, Aquila chrysaetos, dans l'ouest des Etats unis, elles sont liées à un fort déclin du nombre migrants et à l'augmentation des menaces à venir portées par une variété de facteurs comprenant, mais pas exclusivement, l'énergie éolienne. Une partie importante des  futures stratégies de conservation des aigles royaux nécessite une meilleure connaissance des besoins basiques des aigles pendant, à la fois la saison de reproduction et le reste de l'année. Nous avons utilisé des données satellitaires concernant 14 aigles royaux, adultes, migrateurs capturés près de Rock Mountain Front, dans le Montana, pour définir la taille et le lieu des territoires hivernaux ainsi que l'utilisation et la sélection des habitats dans les territoires hivernaux choisis. Nous avons constaté une grande variabilité dans la taille et la localisation des territoires dans l'ouest des États Unis. Les aigles montraient une grande fidélité aux zones cœurs de leurs territoires hivernaux mais une forte variabilité en ce qui concernait les tailles. Les aigles royaux migrateurs et adultes exploitaient des habitats types avec perchoirs et espèces de proies principales. Dans les territoires d'hiver, les aigles royaux choisissaient des secteurs proches des habitats de leurs proies, dans des forêts de conifères et des secteurs riverains, sur des reliefs relativement bas, dans des secteurs favorisant des courants ascendants. Les aigles royaux semblaient éviter les zones urbanisées, les prairies, les zones agricoles, et des habitats de steppes sans sage-brush. Nos résultats suggèrent qu'une politique de conservation efficace des populations d'aigles royaux hivernants dans l'ouest des Etats Unis devraient inclure une grande surface géographique avec un habitat hétérogène offrant des perchoirs de chasse adaptés et un habitat riche en proies, avec une faible urbanisation ou une transformation d'un habitat anthropogénique.

 

 

 

 

 

 

 

In-Flight Winter Habitat Use and Selection of Golden Eagles (Aquila chrysaetos) in Eastern North America

 

TRICIA A. MILLER, et al. 2015

 Raptor Research Foundation | 2015 Annual Conference p 48

 

L'identification des ressources, qui sont primordiales pour les animaux, s'avère essentielle pour la conservation et la gestion des espèces, en particulier pour celles qui sont rares et énigmatiques. Les oiseaux exploitent des environnements différents en fonction de l'activité à laquelle ils se livrent, et par conséquent peuvent se trouver exposés à divers risques liés à leurs comportements. Par exemple, le risque d'électrocution est plus probable lorsqu'ils se perchent, celui d'une collision avec des pales d'éoliennes est associé aux périodes de vol. Pour identifier les ressources importantes pour les aigles, nous avons mesuré leur habitat à l'aide de localisations par télémétrie GPS d'Aigles royaux hivernant dans le nord-est de l'Amérique du nord. Nous avons utilisé des équations d'estimations généralisées pour modéliser la sélection du niveau de ressources de la population avec un modèle "utilisé" opposé à "disponible". De 2006 à 2015, nous avons suivi 29 femelles et 40 mâles d'Aigles royaux par télémétrie GPS, en utilisant des localisations toutes les 15mn. Nous avons collecté un total de 249 662 localisations dont 40 654 en vol. Nous avons constaté que les aigles royaux, en vol, utilisaient et sélectionnaient, principalement, des zones boisées, élevées, des versants, des falaises et des lignes de crêtes. Les aigles évitaient les secteurs agricoles, exploités et  avec de l'activité. Ils évitaient aussi, à la fois les zones plates ou les vallées, sèches et humides. De façon importante, beaucoup de ces forêts d'altitude, non exploitées, sont des candidates potentielles pour des projets d'installations éoliennes ou d'exploitation de gaz. Nos résultats mettent en évidence que les aigles peuvent être concernés par l'aménagement de zones éloignées de l'est de l'Amérique du nord. Nos données fournissent aussi des informations pertinentes qui pourront être utilisées par des gestionnaires pour assurer la conservation des habitats d'hivernage des Aigles royaux.

 

 

 

 

A Conservation Planning Framework for Golden Eagles (Aquila chrysaetos) in the Western U.S.

 

BRIAN WOODBRIDGE et al 2015

 Raptor Research Foundation | 2015 Annual Conference p 70

 

Le US Fish and Wildlife Service a démarré un processus de conservation proactif pour les Aigles royaux dans 17 états de l'ouest. Les taux importants de projets d'énergie renouvelables ou fossiles associés aux autres agents stressants  anthropogéniques ( changement climatique, électrocutions, intoxications) justifient cet effort. Nous avons synthétisé la littérature publiée , et les données existantes(mais non analysées) sur la distribution des Aigles royaux, leur reproduction, survie, utilisation de l'habitat, et les relations biotiques dans la zone d'étude. Du fait que les populations d'Aigles royaux sont largement réparties dans un large éventail de conditions écologiques, avec des modèles complexes de dispersion et de migration, l'espèce présente une difficulté supplémentaire pour réaliser un plan de protection sur une durée et une superficie aussi importante. Le cadre de notre plan de protection vise à identifier les zones prioritaires pour les aigles au cours des trois premières étapes de leur vie: élevage, dispersion et migration, et hivernage. Les données spatiales de 89609 nids connus ont été utilisées pour développer des modèles prédictifs pour une qualité relative d'habitat de reproduction  à échelle éco-régionale. Nous avons aussi développé des modèles prédictifs de la distribution relative des aigles pendant la période hors reproduction, à l'aide de taux de "rencontre" basés sur 860428 observations  avec 21805 observations de eBird, du California and Rocky Mountain Avian Data Centers, et du USGS mid-winter Bald Eagle surveys. La performance du modèle a été évaluée par des données indépendantes et par des spécialistes des aigles. Pour la dispersion et la migration nous avons évalué des modèles spatiaux et temporaux des mouvements et de la sélection d'habitat à partir des déplacements de plus de 540  aigles équipés de balises. Nous avons utilisé le programme Zonation de conservation, pour identifier les zones prioritaires de conservation établies à partir de valeurs d'habitat des aigles. Nous avons aussi cartographié les risques anthropogéniques de mortalité, actuels ou prévisibles, et superposé ces cartes avec celles des habitats prioritaires pour l'aigle. Notre utilisation d'outils de planification de la conservation permet d'identifier les zones importantes (ou dangereuses) pour les Aigles royaux. Cela est adaptable en fonction de nouvelles informations ou de modifications  des données, et donc offre un cadre solide pour des prises de décision de conservation, proactives et adaptables.

 

 

Bald and Golden Eagles: Population demographics estimation of sustainable take in the United States, 2016 update

 Brian A. Millsap, Emily R. Bjerre, Mark C. Otto, Guthrie S. Zimmerman, and Nathan L. Zimpfer

 U.S. Fish and Wildlife Service Division of Migratory Bird Management 2016

 

 

Pygargues à tête blanche et Aigles royaux: estimation démographique de populations, mise à jour 2016.

 

Millsap et al. (2013) ont estimé les populations d'Aigles royaux dans  12 Bird Conservation Regions (BCR) de l'ouest des Etats Unis. Dans leur analyse, ils ont combiné des informations issues du  Breeding Bird Survey (BBS, Pardieck et al. 2015) et des estimations de population du Western EcoSystems Technology summer golden eagle survey (WGES, Nielson et al. 2012) où deux suivis se superposaient, BCR 9, 10, 16, and 17 (Figure A4-1), pour

 

 1) fusionner les informations issues des deux suivis en une tendance composite et des estimation de taille de population,

 

2) estimer un facteur d'échelle qui pourrait ajuster les données BBS des BCR  non-superposables, pour estimer la taille des populations dans ces régions. Millsap et al. (2013) intégraient des données de 1967–2010 et proposaient des séries chronologiques de population pour ces années, et des estimations de tendances pour 1968–2010.

 

Nous avons utilisé les méthodes décrites par Millsap et al. (2013) pour mettre à jour les tailles de population d'Aigles royaux dans l'ouest des États Unis en y ajoutant quatre années (2011-2014) de données BBS et WGES. Le WGES a mené des suivis basés sur l'échantillonnage depuis 2006 dans les quatre BCR, sauf en 2011 pour la BCR17. par conséquent, nous n'avons pas pris en compte la superposition en 2011 et ajusté l'index BBS en utilisant le facteur d'échelle BCR17 pour cette année.

 

Nous avons comparé nos séries chronologiques mises à jour pour l'ouest des États Unis, et les tendances spécifiques aux BCR à court terme( 1990-2014) et long terme (1968-2014), à celles estimées par Millsap et al. (2013). De plus, nous avons étudié la possibilité d'utiliser les Flyway-scale comme unités de gestion potentielles. Nous avons évalué les estimations de population de Central and Pacific Flyway en post-superposant les populations spécifiques des BCR aux Flyways, en tenant compte de la proportion de chaque zone de BCR à l'intérieur de chaque Flyway(Table A4-1). Nous fournissons des estimations de population pour chaque BCR (Table A4-3), Flyway (Table A4-2), et la totalité de l'ouest des Etats Unis pour la période 1967–2014.

 

Les estimations de tendance actualisées pour toutes les BCR étaient plus proches de la stabilité que celles proposées par Millsap et al. (2013), à l'exception des BCR 32 et 33 qui étaient légèrement plus négatives. Les tendances propres aux BCR n'étaient pas statistiquement différentes basées sur une superposition d'intervalle de crédibilité de 95%  (Figure A4-2). Nous avons détecté une légère augmentation de tendance dans le Central Flyway et une légère diminution dans le Pacific Flyway, mais elles ne sont pas statistiquement très éloignées d'une population stable et peu différentes de l'estimation d'ensemble pour l'ouest des États Unis (Figure A4-3). Les séries chronologiques estimées indiquaient une légère augmentation de taille dans le Pacific Flyway en comparaison avec le Central Flyway, mais cette différence n'était pas significative (Figure A4-4). Les estimations de population de l'ouest des États Unis étaient semblables à celles proposées par Millsap et al. (2013), excepté que la légère tendance à l'augmentation de population qu'ils abordaient n'apparaissaient pas dans les séries chronologiques actualisées (Figure A4-5). Nous notons aussi que les années additionnelles  de données ne modifient pas les facteurs d'échelle pour les BCR prises séparément ou la moyenne globale (Figure A4-6).

 

 

 

Observations of Migrating Golden Eagles (Aquila chrysaetos) in Eastern Interior Alaska Offer Insights On Population Size and Migration Monitoring

 

 

 Carol L. McIntyre 2016

 Journal of Raptor Research 50(3):254-264.

  

Les Aigles royaux, Aquila chrysaetos, migrateurs de l'Alaska, hivernent dans une grande partie de l'ouest de l'Amérique du Nord, beaucoup subissent le changement rapide issu de la diversité des activités humaines directes et indirectes. Afin d'apporter des informations sur les récentes inquiétudes pour la conservation, nous avons étudié les déplacements effectués, au cours de l'année, par les Aigles royaux migrateurs de l'intérieur et du nord de l'Alaska pour identifier et évaluer les risques potentiels concernant leur survie. Nous avons aussi mis en place de nouvelles techniques de suivi pour estimer les populations et leurs tendances. Dans le cadre de nos recherches , nous avons observés les Aigles royaux en migration de printemps et d'automne en 2014 sur le terrain pour localiser des sites de capture à l'intérieur de l'est de l'Alaska, et au printemps 2015 au cours des captures. Nous avons observé un grand nombre d'Aigles royaux à la fois au printemps et en automne, et suggérons que les Mentasta Mountains sont un corridor migratoire important pour cette espèce. Plus encore, nos observations, comprenant 1364 Aigles royaux migrateurs en Octobre 2014, suggèrent que la population d'Aigles royaux de l'Alaska est plus importante que celle estimée de 2400 individus. En associant les données historiques et de suivis actuels, nos observations dans les Mentasta Mountains  offrent de nouvelles informations importantes sur la migration des Aigles royaux en Alaska et incitent à la recherche pour des questions fondamentales sur l'usage des comptages des Aigles royaux en migration  pour estimer, et détecter les variations, la taille de la population des Aigles royaux migrateurs d'Alaska. Nos observations apportent aussi de nouvelles données au sujet de la migration des Rough-legged Hawk, Buteo lagopus, en Alaska.

 

 

 

 

 

Conserving Migratory Golden Eagles in a Rapidly Changing World: What Role Will the NPS Play?

  Carol McIntyre 2016

 Alaska Park Science - Volume 14 Issue 2: Birds of Alaska's National Parks

 

Les Aigles royaux, Aquila chrysaetos, qui naissent et grandissent dans le Denali National Park and Preserve, Alaska, (Denali), sont parmi quelques uns des individus les plus voyageurs de cette espèce dans le monde. Environ six semaines après l'envol, (départ du nid) quelques uns des jeunes aigles du Denali parcourent 4000miles pour passer l'hiver dans le centre du Mexique. Ils se trouvent alors en compagnie d'autres Aigles royaux migrateurs de l'intérieur ou du nord-est de l'Alaska et du nord-ouest du Canada. Au printemps ces aigles s'envolent pour l'Alaska avec quelques autres pour leur premier été en autonomie, parcourant des centaines de miles à la recherche de nourriture dans l' Alaska’s North Slope (McIntyre et al. 2008). Alors que vient l'automne, ils quittent l'Alaska et volent vers le sud vers leurs zones d'hivernage. Si un aigle, né dans le Denali, vit jusqu'à l'âge de 20 ans et répète des migrations identiques, montrant, à la fois, de la fidélité à son territoire natal dans l'intérieur et le nord de l'Alaska, et à son territoire d'hivernage dans le centre du Mexique, il parcourra 250 000 miles au cours de sa vie. Au cours des 30 dernières années pendant lesquelles j'ai étudié les Aigles royaux dans le Denali, il y a eu des changements notables dans les environnements utilisés par ces aigles, à la fois dans le Denali et dans les vastes zones annuellement parcourues (du North Slope, en Alaska, au centre du Mexique). Ces modifications ont créé de nouveaux challenges, et peut-être de nouvelles opportunités, pour la conservation des Aigles royaux migrateurs du Denali.