Aigle royal, Golden eagle, Aguila real, Aquila chrysaetos, Femelle Adulte Pyrénées France
Aigle royal, Golden eagle, Aguila real, Aquila chrysaetos, Femelle Adulte Pyrénées France

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Afin de simplifier la lecture des nouveaux articles, je les enregistre sur cette page avant de les répartir dans les chapitres ou sous chapitres correspondants.

 

 Bonne lecture

 

 

 

 

 

 

Situacion actual del aguila real en Andalucia

 

Bautista, J.; Gil-Sánchez, J.M.; Otero, M.; Moleón,  M.; Martín, J.; Moral, M.; Martín, F. J. y Luque, E.

 

Quercus 245, 10-16 (2006)

 

 

Depuis le début des années quatre-vingt dix, l'Aigle royal d'Andalousie est l'objet d'un suivi effectué par un groupe de naturalistes, qui traite des informations inédites et utiles sur ce rapace, avec des données très intéressantes comme les conflits territoriaux avec les Aigles Ibériques et l'importance des ophidiens en tant que proies.

 

Leurs données confirment que l'électrocution et l'empoisonnement sont les menaces principales pour cette population régionale d'environ trois cent couples.

 

L'Andalousie abrite une des populations les plus importantes d'Aigles royaux, Aquila chrysaetos, de tout le pourtour méditerranéen et probablement d'Europe. Elle se répartit entre deux noyaux principaux. L'un en Sierra Morena, englobant les provinces de Jaen, Cordoue, Séville et Huelva;  l'autre constitué par les cordillères Bétiques, depuis la sierra de Grazalema (Cadix) à l'extrémité sud-ouest, jusqu'à celles de Cazorla et Segura (Jaen), au nord-ouest, comprenant aussi la serrania de Ronda, les sierras de Tejeda-Almijara, la Subbética Cordobesa, Sierra Mágina, les sierras du sud de Jaén, Sierra Nevada et Sierra de María, et d'autres.

 

Le recensement de 1990 donnait pour l'Andalousie 193-209 couples (99-103 pour la Sierra Morena et 94-106 pour les cordillères Bétiques). Pour cette même région autonome le Livre rouge des oiseaux d'Espagne, publié en 2004, parlait de de 214 à 246 couples.

 

Entre-temps, les résultats obtenus par notre groupe, fruits d'un intense travail de suivi de l'Aigle royal, mené de notre coté depuis le milieu des années quatre-vingt dix, sont de l'ordre de  290-303 couples (139-148 pour la Sierra Morena et 151-155 pour les cordillères Bétiques).

 

 

 

Crece la competencia entre águilas reales y perdiceras en Andalucía

 

Jesús Bautista Rodríguez, José María Gil Sánchez, Emilio González Miras,
Ginés Jesús Gómez y José Luis Sánchez Balsera

 

Quercus 332, 16-22 (2013)3 3

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L'écologie des grands rapaces ne cesse de nous surprendre. En Andalousie, le rétablissement de l'Aigle royal, en raison entre autres causes, des actions de conservations élaborées au cours des dernières années en faveur es rapaces a atteint un résultats inattendu: une concurrence territoriale accrue avec l'Aigle de Bonelli, dont la population andalouse, la plus importante d'Europe, semble  sortir victime de ce processus.

 

Cela fait une vingtaine d'années, dans le n°98 de Quercus, que nous envisagions que la concurrence de l'Aigle royal, Aquila chrysaetos, pourrait affecter négativement la population la plus dynamique, d'Aigle de Bonelli, Aquila fasciata, de la péninsule ibérique, concrètement cala concernait son implantation dans l'extrême sud est de l'Espagne. L'énoncé du problème, en substance, était simple: les deux espèces voient se chevaucher pour partie leurs habitat de nidification, principalement les zones rocheuses; si celles ci sont rares, cela peut entraîner un phénomène d'exclusion compétitive avec pour le plus grand des deux rapaces, l'aigle royal, une position favorable.

 

Le temps a passé et grâce au suivi consistant des populations de ces rapaces, nous avons été témoin du rétablissement spectaculaire de l'Aigle royal dans notre zone d'étude, centrée sur Grenade et d'autres provinces limitrophes. Comme nous l'avions prévu ce processus  a eu des effets négatifs associés sur l'Aigle de Bonelli, quelques uns évidents et d'autres parfois plus discrets et difficiles à confirmer, mais non dépourvus d'importance.

 

Depuis 2001, 54 nouveaux couples d'Aigles royaux se sont installés dans les cordillères Bétiques andalouses, ce qui représente environ 30% de la population actuelle, estimée à 187 couples. Il faut ajouter deux couples  en cours d'installation et six tentatives d'occupations  avortées.

 

Le secteur dans lequel il a été remarqué une augmentation plus notable de la population d'Aigles royaux correspond aux sierras Bétiques orientales (dans les provinces d'Almeria et Grenade) dans lequel l'espèce a été favorisée dans cette zone par une orographie plus abrupte et une moindre présence humaine actuelle. Quelques uns des nouveaux couples sont revenus occuper six territoires anciennement abandonnés. Il a aussi été confirmé des succès  de reproduction entre 2012 et  2013, dans trois  territoires  : Sierras Norte de Granada, Sierras Costeras Granadinas et Poniente Granadino. Nous prenons en compte le fait que les trois avaient une occupation continue sans succès reproducteur au cours des vingt dernières années de suivi, en raison de victimes successives d'appâts empoisonnés, de tirs et d'électrocution.  Pas moins de trois poussins, ce qui est quelque peu inhabituel chez l'Aigle royal, ont été élevé par le couple de Poniente Granadino.

 

Il reste à souligner deux zones semi-désertiques  des provinces d'Almeria et Grenade, avec quatorze nouveaux couples d'Aigles royaux. Parmi celles ci, le cas le mieux connu est celui des Hoyas de Guadix y Baza (l'autre secteur est celui de los Desiertos de Tabernas y Sorbas et el Poniente Almeriense), où l'on est passé de cinq couples en 2001 à quatorze en 2013 (la moitié s'étant constituée à partir de 2009). Il reste à confirmer quatre territoires de plus, dans lesquels se sont constitué des couples et où nous attendons leur installation définitive.

 

 

 

 

 

 

 

Depredación del águila real sobre la tortuga mora en el sureste ibérico

 

Martínez Pastor, Mª Carmen 2016

 

Universitas Miguel Hernandez

 

 

L'Aigle royal, Aquila chrysaetos, a élaboré une technique de chasse pour consommer les tortues au cours de laquelle elles sont capturées et lâchées d'une certaine hauteur sur des surfaces rocheuses pour détacher leur carapace. Au cours de ce travail, nous allons définir la contribution de la tortue mauresque, Testudo graeca, dans le régime alimentaire de l'Aigle royal dans le sud-est de l'Espagne, en évaluant l'existence d'une sélection par le sexe et/ou la taille de la part des aigles.

 

Nous avons visité les nids et les reposoirs de sept territoires d'aigles royaux dans les provinces de Murcia et Almeria. Nous avons recueilli les restes de tortues prédatées, identifié le sexe et relevé les données biométriques. En comparant la taille de ces tortues avec le poids des carapaces complètes et avec des tortues vivantes nous avons estimé le poids de la biomasse consommable par les Aigles royaux. Ultérieurement, nous avons comparé le rapport des sexes et la distribution de taille chez les individus capturés  avec les informations préalables de populations de tortue dans les territoires des aigles étudiés.

 

Nous avons identifié un minimum de 227 tortues prélevées. L'apport moyen fut 400g (variant de 78 à777g), approximativement la moitié de la biomasse que représentait la principale proie de l'Aigle royal dans la zone d'étude, le lapin de garenne, Oryctolagus cuniculus . Les aigles avaient sélectionné des tortues de grande taille, montrant une préférence pour les femelles adultes. Nous avons conclu que la tortue mauresque pouvait revêtir une certaine importance comme proie alternative au cours des années, et/ou dans les territoires, où les densités de lapins seraient basses.

 

 

 

 

 

MANUAL DE IDENTIFICACIÓN EN EL CAMPO DEL ÁGUILA REAL MEDITERRÁNEA  (Aquila chrysaetos homeyeri )

 

Jesús Bautista Rodríguez

 

Quercus 30/05/2016

 

Les points, parmi les plus importants, concernant la mue et les différents plumages de l'aigle royal sont:

 

1/ l'Aigle royal nécessite trois ou quatre mues annuelles pour atteindre le plumage adulte.

 

2/ Toutes les plumes de vol ou de la queue ne muent pas chaque année, mais lors de mues successives, à l'exception d'individus qui sont dans l'obligation de renouveler ponctuellement une plume à la suite d'une dégradation importante ou d'un bris.

 

3/ La connaissance de la séquence de mue des plumes caudales de l'Aigle royal est essentielle pour comprendre la progression des plumages annuels et la détermination la plus proche possible de l'âge.

 

4/ Il existe des différences entre le modèle, la longueur et la forme des secondaires entre les plumages juvéniles et ultérieurs.

 

5/ En général, pour la majorité des aigles, la mue annuelle débute en mars et s'interrompt ou se ralentit fortement en novembre, cependant certains individus continuent le processus tout au long de l'année, cas d'individus non reproducteurs.

 

6/ Il existe trois foyers de mue pour les secondaires

 

7/ La mue des primaires se produit sous la forme d'ondes annuelles.

 

8/ Il existe des variations de modèle des plumes de queue entre les plumages annuels. Ces variations correspondent à une disparition graduelle de la base blanche de la queue depuis le plumage juvénile jusqu'au plumage adulte définitif (voir fig. 1).

 

9/ Les Aigles royaux méditerranéens attendent cinq ou six ans avant d'être en plumage adulte définitif. Les Aigles des populations plus septentrionales, tels les aigles scandinaves, attendent entre 7 et 9 années pour atteindre leur plumage définitif, et pour certains davantage encore.

 

10/ Certains adultes peuvent conserver un peu de blanc sur quelques plumes primaires, secondaires ou rectrices pendant l'intégralité ou une grande partie de leur vie.

 

11/ Certains individus ne présentent pas de marque blanche sur les ailes en premier plumage, ce qui peut égarer des observateurs peu expérimentés au moment de déterminer leur âge.

 

12/ Il existe, chez un grand nombre d'individus, des différences dans le dessin du modèle des plumes alaires et caudales entre mâles et femelles.

 

 

 

 

 

 

Dieta del águila real en el sur de España

 

Jesús Bautista, Marcos Moleón y José María Gil

 

Quercus 30/05/2016

 

 

Une récente étude menée en Andalousie et la partie occidentale de la province de Murcia, a permis d'établir la composition du régime alimentaire de l'Aigle royal en deux de ses principaux bastions du sud de la péninsule: la Sierra Morena et les Cordillères Bétiques. L'analyse du contenu de leurs pelotes de régurgitation a permis d'identifier les restes de 57 espèces. Bien que la plus fréquente soit le lapin, l'Aigle royal se comporte comme un super-prédateur opportuniste qui consomme un grand nombre de proies secondaires en fonction de leur abondance locale.

 

 La connaissance du régime d'une espèce est fondamentale pour progresser dans de nombreux autres aspects de son écologie. De plus lorsqu'il s'agit d'une espèce menacée, il s'agit d'une information essentielle pour définir ensuite les moyens de conservation correspondants. Cependant, cette mission n'est pas toujours la plus simple ni la plus économique. D'une part, il y a lieu de prévoir diverses échelles spatiales  et de les estimer tant sur le plan de régions géographiques que sur celui d'habitat. D'autre part, il faut prendre en compte le fait que le régime peut varier au fil du temps.

 

 L'alimentation est des aspects les mieux connus chez l'Aigle royal, Aquila chrysaetos, espèce largement distribuée dans l' Holarctique. En effet, leur régime a été grandement étudié dans le monde entier, en particulier en Europe et aux Etats Unis. Les milieux méditerranéens ne sont pas une exception et de nombreux travaux ont été menés dans notre pays. Néanmoins, la majorité présentait un caractère local, était basée sur un échantillon limité et dataient de plus de trente ans. De plus, jusqu'à ce jour, aucun scientifique n'avait étudié le régime alimentaire des aigles ibériques au cours de leur étape de dispersion juvénile.

 

 

 

 

 

Águila real – Aquila chrysaetos

 

Arroyo, B. (2017).

 

Enciclopedia Virtual de los Vertebrados Españoles. Salvador, A.,

 

Morales, M. B. (Eds.). Museo Nacional de Ciencias Naturales, Madrid

 

 

 

 

 

 El águila real ibérica, depredadora de crías de corzo: el trágico equilibrio de la naturaleza

 

Guillermo Reparaz

 

Expansion fuera de serie 2018

 

 

 

L'Aigle royal a varié son régime alimentaire: initialement basé sur le lapin, il en est venu à chasser le chevreuil. Ce changement a favorisé le succès reproducteur de cette espèce d'oiseau menacée et a contribué à la régulation de la surpopulation du ruminant.

 

Ce sont quelques unes des surprenantes conclusions du projet "Aequilibrium", initiative conjointe de chasseurs et de protecteurs de la nature qui souhaite offrir une étude complète des rapaces en Espagne.

 

 

 

 

 

 

 

Asociación del Corzo Español (ACE) y el Grupo Tagonius

 

Le constat d'un changement des habitudes de l'Aigle royal, qui est passé d'une alimentation basée sur le lapin à la consommation de jeunes chevreuils dans des zones précises de notre territoire, a entrainé les membres de l' Asociación del Corzo Español (ACE) et le Grupo Tagonius, à promouvoir le Proyecto Aequilibrium. Son objectif est de démontrer  comment une espèce protégée et emblématique qui n'est pas en danger d'extinction et qui présente un fort taux de succès reproducteur comme l'Aigle royal espagnol, Aquila chrysaetos homeyri, s'est adaptée à une nouvelle réalité écologique dans de nombreuses régions espagnoles.