Aigle royal, Golden eagle, Aguila real, Aquila chrysaetos, Femelle Adulte Pyrénées France
Aigle royal, Golden eagle, Aguila real, Aquila chrysaetos, Femelle Adulte Pyrénées France

 

 

 

 

 

Afin de simplifier la lecture des nouveaux articles, je les enregistre sur cette page avant de les répartir dans les chapitres ou sous chapitres correspondants.

 

 Bonne lecture

 

 

Lead and mercury levels in golden and bald eagles and annual movements of golden eagles wintering in east central Idaho, 1990-1997 

  Craig, Erica H. et Craig, Timothy H.  1998

  United States. Bureau of Land Management. Idaho State Office.

 

L'objectif de la Phase I était de déterminer les taux de plomb chez des aigles en liberté dans le centre est de l'Idaho. Les données ont été recueillies depuis l'hiver 1989/90 jusqu'en 1996/97. Bien que nous ayons concentré nos efforts de piégeage essentiellement dans les Lemhi et Pahsimeroi River Valleys, nous avons aussi capturé des oiseaux dans Birch Creek Valley pendant l'hiver 1996/ 97 en raison de données historiques de contamination au plomb dans cette zone (Oberg, 1970). De plus, nous avons aussi collecté quelques échantillons sanguins sur des aigles blessés qui étaient emmenés au Idaho Department of Fish and Game au cours de l'étude.

 Au total, les données ont été recueillies sur 297 aigles royaux hivernants. Les échantillons sanguins ont été analysés pour 290 de ces oiseaux. Nous avons aussi recueilli des données pour 39 Pygargues à tête blanche, hivernants, et prélevé du sang sur 36 de ces oiseaux.

 La plupart  (99,6%) des Aigles royaux et 100% des Pygargues avaient des taux décelables de Plomb dans le sang (taux limite minimum: 0,01ppm) Des taux sanguins élevés ((> 0.20 ppm; Kramer and Redig 1997) ont été trouvés pour 45,6% des Aigles royaux hivernants et 61,1% des Pygargues. Il n'y avait pas de différences significatives entre les taux des Aigles royaux des deux principaux bassins de la zone d'étude.

 Quoique le nombre d'Aigles capturés dans Birch Creek Valley (n=5) soit trop petit pour une analyse statistique, les taux de Plomb chez ces oiseaux étaient identiques à ceux des deux autres vallées. Tous les oiseaux échantillonnés à Birch Creek avaient des taux sanguins de Plomb détectables et 2 des 5 (40%) avaient des taux supérieurs aux concentrations naturelles.

 Le Plomb biologiquement introduit (Plomb qui a été ingéré lors de consommation de proies animales et ensuite incorporé dans leurs tissus) n'est pas considéré comme une porte d'entrée pour les rapaces, du moins à des taux très élevés d'exposition (Pattee and Hennes 1983). Kramer and Redig (1997) et Pattee et al. (1990) ont trouvé la plus forte fréquence de contamination au Plomb chez les aigles pendant les mois d'hiver et ont suggéré que les munitions au plomb, incorporées dans des gibiers non retrouvés pendant les saisons de chasse, représentaient la source de taux élevés de Plomb chez les aigles.

 Néanmoins, du fait que le centre-est de l'Idaho est une zone minière historique, dans laquelle le saturnisme était un grave problème au dix neuvième siècle, nous ne pouvons ignorer la possibilité que la contamination des aigles soit le résultat d'autres origines que les munitions.

 L'objectif de la Phase II est de déterminer l'origine de l'intoxication au Plomb. Nous avons recueilli des échantillons de sang de 12 poussins d'Aigles royaux, juste avant leur envol, dans les Lemhi and Pahsimeroi Valleys en 1991 et 1992.Aucune contamination au Plomb n'a été détecté chez ces oiseaux. Par conséquent, nous avons conclu que les proies dont se nourrissaient les aiglons et qui venaient des domaines vitaux parentaux, n'étaient pas contaminé par le Plomb.

 Le Lièvre de Californie, Lepus californicus, est la proie principale des aigles hivernants dans notre zone d'étude (obs. perso.). Afin de déterminer si le Plomb biologiquement introduit dans les tissus de ces proies était une voie de passage du Plomb vers les aigles, nous avons collecté des lièvres au cours de l'hiver 1993/94. Des échantillons de tissus hépatique et musculaire ont été recueillis sur des lièvres dans les vallées de Lemhi (n=32) et de Pashimeroi (n=29). Tous les échantillons de foie ont été analysé à la recherche de Plomb, mais uniquement les tissus musculaires de lièvres ayant des taux sanguins de Plomb > 0.50 ppm. La plupart (72,1%) des lièvres échantillonnés avaient des taux de Plomb inférieurs au taux limite de détection et ceux qui étaient au dessus avaient des taux faibles. Les recherches de Hoffman et al. (1981) sur les Pygargues suggère que les taux de Plomb dans les tissus de lièvres échantillonnés dans notre étude ne sont pas assez élevés pour augmenter les taux sanguins des aigles au dessus de la limite de détection.

 Au cours de l'hiver 1995/96 nous avons équipé 6 Aigles royaux de radio-transmetteurs (PTT). La technologie satellitaire nous a permis d'obtenir des données sur les mouvements d'aigles dans les zones de montagne, leurs schémas de migration et aussi les secteurs occupés pendant l'année. Les 6 aigles suivis avaient des taux élevés de Plomb dans le sang. Le suivi satellitaire a été poursuivi pendant toute la durée de vie de la batterie, jusqu'à ce que la radio tombe en panne, ou jusqu'à une recapture de l'aigle suivie d'un changement de radio.

 

Les objectifs de ce suivi étaient de déterminer:

 • si les Aigles royaux avec des taux sanguins élevés de  Plomb étaient des migrants ou des résidents à l'année dans notre zone d'étude;

 • l'importance des échanges d'Aigles royaux entre les vallées de Lemhi et Pahsimoroi;

 •  les routes de migration et les territoires estivaux et hivernaux des Aigles royaux ayant des taux sanguins élevés en Plomb

 • s'il existait des schémas communs de déplacement des Aigles royaux ayant des taux sanguins élevés en Plomb

 

Un des 6 aigles que nous avons suivi était un migrateur sur une grande distance dont la radio s'arrêta au printemps suivant la capture. Cet aigle fut localisé pour la dernière fois dans le centre de la Colombie Britannique au Canada. A contrario, un autre de nos aigles équipé de radio-émetteur était un résident à l'année de la Lemhi Valley. Les quatre autres oiseaux étaient des résidents "régionaux", parcourant des secteurs de l'est de l'Idaho et de l'ouest du Montana.

 Curieusement, la seule zone utilisée en commun par tous ces aigles était le territoire hivernal correspondant à notre zone d'étude. Il a été montré que les Aigles royaux présentaient une fidélité annuelle à leurs zone d'hivernage et de reproduction (étude en cours, Marzluff et. al. 1997, Brodeur et al. 1996). Par conséquent, il est probable que les aigles que nous avons étudié effectuaient les mêmes déplacements avant et après que nous les ayons équipé en radio-transmetteurs. Par conséquent, ces 6 aigles étaient probablement tous exposés au Plomb dans les territoires annuels identifiés.

De plus, l'aigle qui restait toute l'année dans notre zone d'étude était probablement exposé au Plomb dans la Haute Vallée du Lemhi. En outre, les quatre autres aigles qui étaient des "résidents régionaux" étaient probablement exposés au Plomb dans, ou à proximité de (dans un rayon de plusieurs centaines de kilomètres), notre zone d'étude. L'aigle qui était un migrateur très éloigné, a été exposé au Plomb dans n'importe quelle partie du domaine fréquenté dans l'Idaho pendant l'hiver, dans son territoire estival ou au cours de sa migration vers le Canada.

 Les données télémétriques que nous avons collectées montraient que les domaines annuels des 6 Aigles royaux étudiés, incluaient des territoires du centre-est et du sud de l'Idaho et du Montana. De plus, cette étude démontre que les populations d'Aigles royaux dans la zone d'étude comprennent des résidents nicheurs, des résidents régionaux, et des migrants éloignés. Si nous présumons que les déplacements de ces oiseaux après que nous ayons débuté le suivi étaient identiques à ceux antérieurs, nous pouvons conclure que la contamination peut probablement survenir localement. Nous ne connaissons pas l'origine spécifique de la contamination au Plomb dans notre zone d'étude. néanmoins, la zone est habituellement fréquentée par les deux espèces d'aigle et plusieurs d'entre eux sont contaminés par le plomb.

 La plupart des taux de Plomb trouvé chez les aigles étaient sub-létaux. Néanmoins, les effets spécifiques sur les aigles à long terme, de faibles expositions au Plomb sont inconnus. Environ, la moitié des aigles échantillonnés étaient exposés au Plomb et nos données de recapture indiquent que cette exposition pouvait être chronique.  Des recherches ultérieures seront nécessaire pour connaître l'impact de cette exposition chronique sur les populations d'aigles dans l'avenir.

 

 

 

Bullet fragments in deer remains: implications for lead exposure in avian scavengers

 WG Hunt, W Burnham, CN Parish, KK Burnham B. Mutch, & J. L. Oaks. 2006

 Wildl Soc Bull 2006. 34:167–170

 

 Les fragments de balles présents dans les cadavres de cerf tués par les chasseurs, ont été impliqués en tant que vecteurs d'intoxication au Plomb et de mort pour le Pygargue à tête blanche, Haliaeetus leucocephalus et l'Aigle royal, Aquila chrysaetos, le Condor de Californie, Gymnogyps californianus, et d'autres charognards aviaires. Une grande quantité d'abats de Cerf est présente et disponible pour les charognards en Automne, et le degré d'exposition dépend de la fréquence, l'abondance et de la répartition des fragments par tas d'abats et de cadavres d'animaux blessés non retrouvés. dans des radiographies parties sélectionnées de restes de 38 cerfs fournis par des chasseurs, titulaires de permis, coopérants, de 2002 à 2004, nous avons trouvé des fragments de métal largement distribué sur le trajet de la blessure. Quatre vingt quatorze pour cent des échantillons de cerfs tués à l'aide munitions au Plomb contenaient des fragments et 90% de 20 paquets d'abats présentaient des fragments: 5 avec de 0 à 9 fragments, 5 avec 10 à 100, et avec plus de 200 fragments. A l'opposé, nous n'avons compté qu'un total de 6 fragment dans 4 Cerfs entiers tués avec des balles expansives au cuivre. Ces résultats suggèrent un fort risque d'exposition au Plomb pour les charognards.

 

 

 

 

 

 

 

Lead Poisoning of Bald (Haliaeetus leucocephalus) and Golden (Aquila chrysaetos) Eagles in the US Inland Pacific Northwest Region-An 18-year Retrospective Study: 1991-2008.

 Stauber E, Finch N, Talcott PA, Gay JM (2010)

 Journal of Avian Medicine and Surgery 24: 279–287

 

Afin de déterminer les facteurs de risques et les variations saisonnières de l'intoxication au Plomb chez le Pygargue à tête blanche, Haliaeetus leucocephalus et l'Aigle royal, Aquila chrysaetos, les taux sanguins en Plomb ont été mesurés pour les aigles, en provenance de la partie continentale de la région Pacific Northwest des Etats Unis, admis dans le  Raptor Rehabilitation Program, College of Veterinary Medicine at Washington State University, de 1991 à 2008. Les admissions provenaient de Washington (32 pygargues, 27 aigles royaux), northern Idaho (21 pygargues, 25 aigles royaux), northeastern Oregon (5 pygargues, 6 aigles royaux), Montana (2 pygargues), Alaska (1 pygargue), et non enregistré (6 pygargues, 5 aigles royaux). Parmi ces oiseaux 48% (22/46) des Pygargues et 62% (31/50) des Aigles royaux, testés, présentaient des taux sanguins toxiques selon les standards actuels. Sur les Pygargues et les Aigles royaux avec des niveaux de Plomb toxiques, 91% (20/22) et 58% (18/31) respectivement, ont été admis après la fin des saisons de chasse au Cerf et à l'Elan, en décembre. La chasse aux Coyotes s'intensifie avec la fin de la chasse au gros gibier et les cadavres de Coyotes, abandonnés dans la nature, et contaminés par des fragments de munitions au Plomb deviennent des apports alimentaires facilement disponibles, exposant les Pygargues et Aigles royaux, charognards, à un risque accru d'intoxication aigue au Plomb.

 

 

 

 

 

Impact of the California Lead Ammunition Ban on Reducing Lead Exposure in Golden Eagles and Turkey Vultures

 Terra R. Kelly, Peter H. Bloom, Steve G. Torres, Yvette Z. Hernandez, Robert H. Poppenga, Walter M. Boyce, Christine K. Johnson 2011

PLOS ONE

 

Les prédateurs et les charognards aviaires peuvent être exposés à des taux élevés de Plomb lorsqu'ils consomment des fragments de munitions retenus dans les tissus des animaux blessés ou tués avec des munitions au Plomb. L'empoisonnement par le Plomb a été l'un des facteurs contributifs du déclin de la population menacée de disparition du Condor de Californie dans les années 80, et demeure un des facteurs principaux menaçant les espèces en péril. Pour pallier à cette menace, une interdiction d'utilisation des munitions au Plomb dans la plupart des activités de chasse dans le territoire du Condor a été décidée en 2008. la surveillance de l'exposition au Plomb des prédateurs et charognards aviaires est essentielle pour analyser l'efficacité de cette interdiction pour la réduction de l'exposition au Plomb de ces espèces. Dans cette étude, nous analysons l'efficacité de la régulation dans la diminution des concentrations de Plomb dans le sang chez deux sentinelles aviaires, les Aigles royaux, Aquila chrysaetos, et les Urubus à tête rouge, Cathartes aura, dans le territoire du Condor en Californie. Nous comparons les taux sanguins de Plomb chez les Aigles royaux et les Urubus avant l'interdiction et dans l'année qui a suivi la mise en place de l'interdiction. L'exposition au Plomb chez les deux espèces a significativement diminué après l'interdiction. Nos observations apportent la preuve que le respect des chasseurs envers la régulation des munitions au Plomb a suffi pour réduire l'exposition au Plomb des prédateurs et charognards aviaires dans nos zones d'étude.

 

 

 

 

 

 

 

High Risk of Lead Contamination for Scavengers in an Area with High Moose Hunting Success

 Pierre Legagneux, Pauline Suffice, Jean-Sébastien Messier, Frédérick Lelievre, Junior A. Tremblay, Charles Maisonneuve, Richard Saint-Louis, Joël Bêty  2014

 PLOS ONE

 

Les prédateurs de sommet de chaine et les charognards sont exposés aux polluants, en particulier ceux qui se sont accumulés dans le chaine alimentaire. L'accumulation du Plomb peut entraîner des désordres sévères et altérer la survie à la fois des mammifères (dont l'homme) et des oiseaux. Une source potentielle d'intoxication au Plomb chez les animaux sauvages, et en particulier les charognards, provient de la consommation de résidus de munitions dans les tissus de gros gibiers tués par des chasseurs. pendant deux années consécutives nous avons quantifié le niveau d'exposition au Plomb chez des individus appartenant à une espèces sentinelle de charognard, le Grand corbeau, Corvus corax, capturé pendant la saison de chasse à l'Orignal, Alces alces, dans l'est du Québec, au Canada. La source de la contamination au Plomb a aussi été déterminé à l'aide d'une analyse d'Isotopes stables. Enfin, nous avons identifié les différentes espèces de charognards qui pourraient, potentiellement, être exposées au Plomb, à l'aide de prises de vues automatiques sur des entrailles d' Orignal. Les concentrations en Plomb dans le sang des Gand corbeaux augmentaient au fil du temps, indiquant une accumulation de Plomb au cours de la saison de chasse de l'Orignal. En définissant un seuil de contamination de  100 µg.L−1, plus de 50% des individus étaient contaminés par le Plomb pendant la période de la chasse de l'Orignal. La concentration en Plomb était deux fois plus élevée d'une année sur l'autre, en adéquation avec le nombre d'Orignal tués au fusil dans la région. Les oiseaux non-contaminés ne présentaient aucune signature isotopique correspondant à des munitions. La signature isotopique du Plomb détectée sur des corbeaux contaminés allaient dans le sens d'une signature correspondant à des munitions au Plomb. Nous avons aussi trouvé que l'Ours noir, Ursus americanus, l'Aigle royal, Aquila chrysaetos, et le Pygargue à tête blanche, Haliaeetus leucocephalus, (deux espèces menacées), se nourrissaient copieusement des viscères abandonnés par les chasseurs.  Nos incontestables résultats sont en harmonie avec les autres études et encouragent, davantage, à utiliser des munitions non-toxiques pour la chasse au gros gibier.

 

 

 

 

 

Seroepidemiologic Survey of Potential Pathogens in Obligate and Facultative Scavenging Avian Species in California

 Mary H. Straub, Terra R. Kelly, Bruce A. Rideout, Curtis Eng, Janna Wynne, Josephine Braun, Christine K. Johnson  2015

 PLOS ONE

 

Dans le monde entier, les populations de charognards aviaires déclinent rapidement avec quelques populations qui sont au bord de l'extinction. La plupart des recherches actuelles sur les facteurs contributifs de ce déclin se sont focalisées sur l'exposition à des résidus de médicaments, de plomb ou d'autres produits toxiques. Malgré l'augmentation de la surveillance de ces populations sur le déclin, nous connaissons peu de choses sur les maladies infectieuses qui touchent les espèces aviaires de charognards. Pour analyser les risques potentiels de maladies infectieuses pour, à la fois, les charognards exclusifs et facultatifs, nous avons mis en place un suivi sérologique pour onze agents pathogènes potentiels chez trois espèces d'oiseaux charognards en Californie: le Condor de Californie, Gymnogyps californianus, l'Urubu à tête rouge, Cathartes aura, et l'Aigle royal, Aquila chrysaetos.

 Les Condors de Californie étaient séropositifs pour les adénovirus aviaires, le virus de la bronchite infectieuse, Mycoplasma gallisepticum, paramyxovirus aviaire de type-2, le Virus du Nil occidental (WNV) and Toxoplasma gondii.

 Les Aigles royaux étaient positifs pour les adénovirus aviaires, Chlamydophila psittaci et Toxoplasma gondii, et les Urubu étaient positifs pour les adenovirus aviaires Chlamydophila psittaci, paramyxovirus aviaire de type-1, Toxoplasma gondii et WNV.

 Les analyses de facteurs de risques indiquaient que le site d'élevage et l'emplacement original de dissémination étaient significativement associés avec un titre sérologique positif au WNV chez les condors sauvages. Cette étude fournit les données de bases préliminaires sur l'exposition de ces populations aux maladies infectieuses de façon à contribuer à une détection précoce des infections et offre des informations potentiellement critiques pour la conservation du Condor de Californie qui continue son expansion et rencontre de nouvelles menaces de maladies infectieuses.

 

 

 

Mercury in golden eagle eggs– use of stable isotopes to distinguish dietary influences in longterm monitoring studies

 Richard F. Shore, Lee A. Walker, Alan J. Lawlor, Elaine D. Potter, Helen K. Grant, M. Glória Pereira 2015

 Centre for Ecology & Hydrology, Lancaster Environment Centre, Lancaster, UK,

 

Les émissions de Mercure (Hg) peuvent augmenter dans l'avenir; nous avons analysé la possibilité d'utiliser des œufs non éclos d'Aigles royaux, Aquila chrysaetos, nicheurs dans l'intérieur des terres pour détecter les variations de dépôts de Mercure et sa biodisponibilité dans les massifs britanniques. Nos résultats mettent en évidence la nécessité d'obtenir des mesures d'isotopes stables (en particulier δ34S) afin de différencier parfaitement les œufs qui reflètent la présence de Mercure présent dans le régime alimentaire des oiseaux de l'intérieur des terres. Les œufs pondus par les aigles qui se nourrissent de proies terrestres dans les massifs ont des taux significativement moins élevés en résidus de Mercure que ceux pondus par des aigles se nourrissant partiellement ou totalement sur des proies marines

 

 

 

 

 

Persistent organic pollutants and mercury in merlin and golden eagle eggs [PBMS]

 Walker, L.A.; Potter, E.D.; Shore, R.F.; Chaplow, J.S.; Pereira, M.G. 2016

 NERC Environmental Information Data Centre.

 

Cette bases de données contient les taux de Poluants Oraniques Persistants (P.O.P.) et de mercure contenus dans les oeufs de Faucon émerillon et d'Aigle royal, recueillis dans le cadre du Predatory Bird Monitoring Scheme (PBMS). En plus des données de résidus, sont relevées les années et lieux de récolte des oeufs, ainsi qu'un index des coquilles d'oeufs. Le PBMS est un dispositif de survellance national à long terme qui quantifie les concentrations de produits contaminants dans le foie et les oeufs de certaines espèces d'oiseaux prédateurs et consommateurs de poisson en Grande Bretagne. Les taux de produits contaminants sont surveillés pour déterminer les variations inter-spécifiques et inter-régionales, les variations temporelles et leurs effets sur les individus et les populations.

Le programme et actuellement financé par CEH, Natural England, the Environment Agency (EA) and the Campaign for Responsible Rodenticide Use (CRRU)

 

 

Ground Squirrel Shooting and Potential Lead Exposure in Breeding Avian Scavengers

 Garth Herring, Collin A. Eagles-Smith, Mason T. Wagner 2016

 PLOS ONE

 

Le tir sportif du spermophile est une activité répandue dans tout l'ouest des Etats Unis et est utilisé comme outil de gestion des populations de spermophiles dans les régions agricoles. Le spermophile de Belding, Spermophilus beldingi, est tiré régulièrement en Californie, au Nevada et en Oregon dans un environnement fréquenté par des charognards aviaires reproducteurs. Le tir des spermophiles avec des munitions au Plomb peut représenter un risque pour les charognards aviaires s'ils consomment les cadavres contenant des fragments de plomb. Pour analyser le risque potentiel couru par ces oiseaux nous avons créé un modèle pour estimer le nombre, la masse, et la répartition des fragments de Plomb chez des spermophiles tirés, à l'aide d'images radiographiques. Quatre vingt pour cent des cadavres contenaient des fragments détectables de Plomb avec une moyenne de 38,6mg de Plomb. Sept pour cent de tous les cadavres contenaient des masses de Plomb excédant la dose létale pour un jeune rapace type (par ex.: le Crécerelle d'Amérique, Falco sparverius. Le type de balle n'avait pas d'influence sur le nombre de fragments dans les spermophiles tirés, mais modifiait la masse des fragments retenus. Les spermophiles de Belding tirés avec du 17 Super Mag et des types de munitions non définis contenaient plus de 28 et 17 fois plus de masse de fragments de Plomb que ceux tirés avec des balles de 22 à tête pleine ou creuse. La masse corporelle des spermophiles était positivement corrélée avec, à la fois, le nombre et la masse de fragments de Plomb dans les cadavres, augmentant en moyenne de 76% et 56% respectivement selon la masse des cadavres. Bien que la masse de Plomb  conservée dans les cadavres de spermophiles soit relativement faible en comparaison de la masse initiale de la balle, les poussins de charognards aviaires qui consomment fréquemment des cadavres de spermophiles tirés peuvent être victimes d'effets secondaires liés à l'absorption de Plomb (par ex.: physiologique, croissance ou survie). A l'aide de travaux de modélisation, nous avons trouvé que si les poussins d'Aigles royaux, Aquila chrysaetos, de Buses à queue rousse, Buteo jamaicensi, et de Swainson, B. swainson, consommaient des spermophiles tirés proportionnellement à la masse du jeune, de ses besoins énergétiques, et régime alimentaire, pendant 100% de sa période d'élevage cela entraînerait une diminution de plus de 50% du seuil de production de l'acide delta-aminolévulinique deshydratase, les derniers 13-27% de la période d'élevage entraîneraient un dépassement du  seuil de diminution du taux de croissance mais sans que les jeunes puissent atteindre un taux de Plomb ingéré qui soit supérieur à la dose létale.

 

 

 

 

 

 

Characterizing Golden Eagle Risk to Lead and Anticoagulant

 Rodenticide Exposure: A Review

Garth Herring, Collin A. Eagles-Smith and Jeremy Buck 2017

  Journal of Raptor Research, 51(3):273-292

 

L'exposition aux polluants est l'une des menaces qui pèsent sur les populations d'Aigles royaux, Aquila chrysaetos, en Amérique du nord, en particulier l'intoxication au Plomb et les rodenticides anticoagulants (AR). Ces menaces peuvent interagir avec d'autres (par ex.: empoisonnement au Plomb et collision ) pour augmenter le risque. Les Aigles royaux sont des chasseurs efficaces mais utilisent aussi les opportunités de consommer des charognes, les exposant particulièrement à une contamination lors de l'ingestion des tissus d'animaux empoisonnés ou tués par des tirs. L'intoxication au Plomb a depuis longtemps été considérée comme une importante cause de mortalité pour les Aigles royaux en Amérique du nord. Plus récemment, les rodenticides anticoagulants ont été associés aux effets à la fois sub-létaux et létaux sur les espèces de rapace dans le monde entier. dans cette étude, nous faisons le point sur les connaissances actuelles concernant les expositions au Plomb et aux rodenticides des Aigles royaux, puisées dans la littérature sur ce sujet. Nous examinerons les diverses sources de Plomb et de rodenticides dans l'habitat des Aigles royaux, les voies d'exposition et la toxicité, les effets à l'échelle individuelle et des populations, les effets synergiques, et les besoins en données et informations. Des recherches approfondies sur les besoins en données et sur les lacunes d'information aideront à la gestion de la conservation des Aigles royaux.

 

 

 

 

 

No Substitute for Survival: Perturbation Analyses Using a

 Golden Eagle Population Model Reveal Limits to Managing

 for Take

 Jason D. Tack, Barry R. Noon, Zachary H. Bowen, Lauren Strybos and Bradley C. Fedy 2017

 Journal of Raptor Research, 51(3):258-272

 

La conservation des populations des rapaces à forte espérance de vie, caractérisés par un cycle de vie lent (par ex.: fort taux de survie et faible taux reproducteur), requiert une connaissance approfondie de la façon dont leurs taux vitaux affectent significativement la croissance de la population. Un modèle stochastique de la population fournit un cadre pour l'étude des variations au sein des cycles de vie complexes afin de mieux comprendre comment les variations environnementales et démographiques des taux vitaux individuels, affectent les dynamiques de population. Spécifiquement, nous avons utilisé une analyse de modélisation par période de vie (LSA) pour comprendre quelles caractéristiques du cycle de vie affectent le plus la croissance de la population et sont sensibles à des mesures de gestion.

 L'Aigle royal, Aquila chrysaetos, est un rapace largement répandu qui fait l'objet de plans de conservation, et qui a été désigné comme espèce prioritaire pour la conservation. Les tendances démographiques de la population d'Aigles royaux dans l'ouest des Etats Unis sont actuellement stables. Cependant, l'intensification de l'activité humaine qui pourrait augmenter la mortalité, a été le point de départ de nos recherches sur la capacité de ces populations à supporter une durée de vie réduite. Nous avons adapté des modèles d'effets mixtes aux estimations publiées de taux vitaux pour évaluer la moyenne et la variation de productivité (jeune à l'envol par couple) et la survie, pour utilisation dans un cadre LSA. Comme cela était attendu, la survie des adultes reproducteurs a l'impact relatif le plus important sur la croissance de la population, pourtant la productivité expliquait les principales variations de croissance. Fondée sur des analyses de perturbations, nous avons démontré que même de faibles variations dans la survie d'adultes reproducteurs (<4.5%) entraînait un déclin démographique dans des populations stables par ailleurs. En dépit de leur importance, les estimations précises des variations spatiales ou temporelles dans la survie des adultes reproducteurs sont faiblement documentées. Fondamentalement, nous avons trouvé que la capacité de croissance de la production dans le but de compenser le déclin du taux de survie était extrêmement limitée. Dans le but de maintenir des populations stables, des taux de diminution de survie > 4% nécessitent une augmentation de productivité qui, de manière générale, excède le potentiel d'adaptation des Aigles royaux. Nos résultats sont en accord avec la stratégie de conservation de l'U.S. Fish and Widlife qui tend à atténuer les "prélèvements" d'aigles en essayant de réduire la mortalité par ailleurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Golden Eagle Diet Breadth and Reproduction in Relation

 to Fluctuations in Primary Prey Abundance in Wyoming's

 Bighorn Basin

 Charles R. Preston, Richard E. Jones and Nathan S. Horton 2017

 Journal of Raptor Research, 51(3):334-346

 

Les Aigles royaux, Aquila chrysaetos, se trouvent confrontés à des changements environnementaux rapides qui peuvent entraîner une réduction de l'abondance et de la distribution de leurs proies dans l'ouest des Etats Unis. L'atténuation des effets néfastes dépend en partie de notre connaissance du régime alimentaire des Aigles royaux et de la relation entre l'abondance des proies et la reproduction de l'aigle. Nous avons effectué des recherches sur la reproduction et le régime alimentaire des Aigles royaux nichant dans le Wyoming’s Bighorn Basin entre 2009 et 2015 et examiné les relations existantes entre l'abondance de proie principale et l'amplitude du spectre trophique et le taux reproducteur.

 

Le taux reproducteur annuel des Aigles royaux est proche de 0,73 (écart= 0,38-1,32) jeune volants par territoire reproducteur occupé. Les lapins, Sylvilagus spp. , prédominent chaque année d'étude, dans le régime alimentaire bien que l'abondance des lapins fluctue manifestement au fil des ans. La présence annuelle des lapins dans les restes de proies collectés dans les nids variait de 60,1% à 90,9% ( fréquence) et de 46% à 96% (biomasse) . L'amplitude annuelle du régime alimentaire (Indice de Levins) des Aigles royaux était en moyenne de 1,91 (fréquence) et 1,98 (biomasse). Les deux mesures d'amplitude du régime alimentaire étaient négativement corrélées avec l'abondance de lapins. Le taux reproducteur annuel des aigles augmentaient significativement en même temps qu'augmentait l'abondance en lapins (r²=0.78, F1/5 = 17.35, P = 0.009). Nos résultats suggèrent que l'abondance en lapins était le facteur critique influençant la reproduction des Aigles royaux selon les années dans notre études. Pour atténuer les effets négatifs des changements environnementaux, sur les Populations d'Aigles royaux dans le Bighorn Basin, nous suggérons de maintenir ou d'améliorer les conditions du milieu qui abrite les populations importantes de lapins et d'améliorer les conditions pour des proies alternative potentielles, là où cela s'avèrera écologiquement possible et socialement acceptable.

 

 

 

 

 

 

 

Spatial and Temporal Patterns in Golden Eagle Diets in the

 Western United States, with Implications for Conservation

 Planning

  Geoffrey Bedrosian, James W. Watson, Karen Steenhof, Michael N. Kochert, Charles R. Preston, Brian Woodbridge, Gary E. Williams, Kent R. Keller and Ross H. Crandall 2017

 Journal of Raptor Research, 51(3):347-367.

 

Des informations détaillées sur le régime et l'écologie de prédateur des Aigles royaux, Aquila chrysaetos, sont essentielles pour prioriser la gestion des espèces proies et pour mettre en place des stratégies de conservation des milieux adaptés, comprenant l'atténuation des conséquences des projets éoliens dans tout l'ouest des Etats Unis. Nous avons compilé des données publiées ou non, sur le régime alimentaire des Aigles royaux (1) pour résumer les informations disponibles sur le régime des Aigles royaux dans l'ouest des Etats Unis, (2) pour comparer les régimes selon les provinces biogéographiques, et (3) discuter des implications pour la planification de la conservation et de futures recherches. Nous avons analysé 35 études menées au cours de la saison de reproduction sur 45 sites de 1940 à 2015. Les régimes alimentaires des Aigles royaux différaient selon les écosystèmes de l'Ouest. Le plus faible éventail alimentaire était associé à l'écosystème désertique et de steppes, et la plus grande diversité aux territoires de montagne et du Columbia Plateau. Des corrélations suggèrent que le pourcentage de léporidés dans le régime est le facteur déterminant la diversité totale de proies et le pourcentage des autres groupes de proies dans le régime des Aigles royaux. Les léporidés représentaient la proie principale des Aigles royaux dans 78% des zones d'étude, avec les sciuridés comme proie principale dans 18% des secteurs. En dehors de la saison de reproduction, les Aigles royaux ont été fréquemment observés se nourrissant de léporidés et de cadavres. les Aigles royaux peuvent être décrits comme à la fois des prédateurs généralistes et opportunistes; ils peuvent se nourrir au détriment d'un grand éventail d'espèces de proies mais plus fréquemment, ils consomment les espèces abondantes de proies de taille moyenne dans un habitat donné. Les variations spatiales dans le régime alimentaire des Aigles royaux reflètent similairement les différences régionales dans la communauté des proies, tandis que des variations temporelles reflètent probablement des réponses au changement au long terme des populations de proies. Tout laisse penser que les changements alimentaires de proie traditionnelle (léporidé) peuvent avoir des conséquences négatives sur les taux reproducteurs des Aigles royaux. Les pratiques de gestion des sols qui rétablissent ou restaurent la diversité des écosystèmes de steppe pourraient bénéficier aux Aigles royaux. Davantage d'informations sont nécessaire en dehors de la période de reproduction pour déterminer quelles ressources alimentaires, comme les cadavres, sont importantes pour la survie hivernale.